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Promis par le ministre des Transports, Brice Constant Paillat, le retour à la normale au sein de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII) ne devrait pas être possible d’ici à la fin du mois de juin prochain. Les employés refusent de reprendre le travail et les travaux de réparation du navire «Sette-Cama» prendront visiblement plus de temps que prévu.

Le Sette-Cama présente «des dégradations plus profondes», qui feront durer les travaux de réparation. © Gabonreview

 

Les pronostics de Brice Constant Paillat seront difficilement réalisables. La crise qui prévaut à la CNNII où les agents cumulent 8 mois d’arriérés de salaire pourrait se poursuivre au-delà du mois de juin prochain si rien n’est fait. Le mois dernier pourtant, invité sur une émission de Radio Gabon, le ministre des Transports avait promis que le retour à la normale serait envisageable au bout de deux mois après la reprise du travail par les employés, aussi bien à Libreville qu’à Port-Gentil.

Seulement, rendu la semaine dernière dans la capitale économique, le directeur général de la CNNII, Carl Ngueba-Boutoundou, ne serait pas parvenu à convaincre les employés de reprendre les activités. Sa rencontre avec les délégués du personnel aurait été sanctionnée par un procès-verbal de non-conciliation, rapporte ce mercredi 5 mai le quotidien L’Union. Les agents réclament toujours l’apurement intégral des arriérés de salaire.

Mais ce refus des employés à reprendre le travail n’est pas le seul point qui fait mentir les pronostics du ministre des Transports. En effet, si Brice Constant Paillat avait également assuré que les travaux de réparation du «Sette-Cama», l’un des plus importants moyens de production de la CNNII, devaient s’achever au bout de 45 jours, la réalité serait bien plus complexe. Il s’agit désormais, selon le DG de la Compagnie, d’une remise à neuf du navire et non plus des seuls travaux de soudure, de chaudronnerie et de mécanique initialement annoncés.

«Les travaux de nettoyage et le sablage des différents compartiments internes ont révélé des dégradations plus profondes dans la structure du navire et dans l’étanchéité des ballasts», a expliqué Carl Ngueba-Boutoundou. Lancés le 2 avril dernier à Port-Gentil, ces travaux devraient nécessiter plusieurs semaines de plus.

 
GR
 

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