Face à un diagnostic de la crise qui secoue la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), établi par le directoire de l’entreprise, le Syndicat national des travailleurs du secteur de l’eau et de l’électricité (Syntée+) conteste les propositions de déclaration de faillite et de réduction de salaire et suggère le blocage de l’indexation des salaires sur l’inflation et la mise à plat de tous les recrutements qui n’ont pas respecté les procédures en vigueur.

Le Syntée + s’oppose aux décisions de la direction intérimaire de la SEEG. © Gabonreview

 

Au cours des discussions entre le Syndicat national des travailleurs du secteur de l’eau et de l’électricité et le directoire de la Société d’énergie et d’eau du Gabon, sur l’origine des difficultés de trésorerie de l’entreprise et les solutions envisagées pour la relance de la machine, deux possibilités ont émergé des réflexions du directoire intérimaire de l’entreprise, comme solution de sortie de crise : la déclaration de la faillite et la réduction des salaires. Des hypothèses, loin d’emballer les syndiqués, ont reçu une fin de non-recevoir.

En effet, pour le Syntée +, la masse salariale seule ne peut être à l’origine des difficultés de l’entreprise. D’autres facteurs concouraient à la défaillance de l’entreprise, notamment, les charges d’exploitation liées à la production, en lien avec le tarif, avec l’augmentation du coût du gaz, gasoil et les huiles qui sont allés du simple au double, plombant les provisions budgétaires de la société. À cela s’ajoutent la dette de l’État et les recrutements initiés dans la période de juin, soit 135 embauches, en violation des procédures en vigueur pour les embauches.

«Nous refusons de réduire notre masse salariale, en revanche parce qu’il faut faire des concessions, nous acceptons le blocage de l’indexation des salaires sur l’inflation. De même, nous demandons la mise à plat de tous les recrutements qui n’ont pas respecté les procédures en vigueur pour les embauches. Ce sont-là, un ensemble de choses qui concourent à la diminution de la masse salariale», a indiqué le porte-parole du Syntée +, Eric Josué Bouanga Moussavou.

Occasion pour les agents de la SEEG, d’interpeller le conseil d’administration pour la fin de l’intérim à la tête de la SEEG et un retour d’un système de management optimal. «Nous ne pouvons pas discuter avec des personnalités qui ne sont là qu’en intérim. Il faudrait que le Conseil d’administration prenne ses responsabilités en nommant, une équipe définitive, un directeur général dans ses pleins pouvoirs, un directeur général adjoint en charge des finances et de l’administration et un directeur général adjoint en charge de la technique et des opérations. Voilà la configuration qui a été la nôtre ces cinq dernières années à la tête de la SEEG».

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Désiré dit :

    Les representants de l’état pompent dans la Seeg (en ne payant pas ses factures) comme ils pompent dans les recettes du pétrole. Y a til encore quelqu’un qui pense toujours que Veolia s’est fait virer pour incompétence? Pourquoi aucune personnalité ou entreprise sérieuse ne veut reprendre ce bâton merdeux?

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