Le climat social s’assombrit à l’Institut Universitaire des Sciences de l’Organisation (IUSO). Malgré une rencontre de conciliation tenue le 10 décembre dernier, le Collectif des enseignants dénonce aujourd’hui le « silence radio » du ministre de l’Enseignement supérieur. Entre promesses non tenues et opacité financière sur une dotation de 100 millions de francs CFA, les acteurs pédagogiques interpellent directement le Chef de l’État. L’enjeu est de taille : éviter une paralysie totale de cet établissement de référence alors que la confiance entre la tutelle et la base semble définitivement rompue.

Où sont passés les 100 millions destinés aux enseignants de l’IUSO? © GabonReview

 

L’accalmie aura été de courte durée. Après avoir accordé leur « pleine confiance » au ministre suite à ses engagements fermes de trouver une « solution idoine » au non-paiement de leur dette, les enseignants de l’IUSO font face à une désillusion brutale. Alors qu’un retour de la tutelle était contractuellement attendu pour le lundi 14 décembre, aucune suite n’a été donnée. Pire, une délégation dépêchée au ministère s’est heurtée à une fin de non-recevoir, incapable de rencontrer le moindre interlocuteur officiel.

Au cœur de cette discorde se trouve une enveloppe budgétaire précise dont la destination demeure mystérieuse. Le Collectif, prenant à témoin la communauté nationale, exige désormais toute la lumière sur la gestion des fonds publics alloués à leur situation : « Les enseignants renouvellent leur appel au Chef de l’État afin qu’il leur vienne en aide et qu’une lumière soit faite sur la destination des 100 millions de francs CFA affectés à l’apurement de la dette », martèle le communiqué. Cette revendication fait écho à un sentiment d’injustice profond, d’autant que certaines communications officielles feraient état, selon le collectif, de « prétendues avancées significatives » totalement invisibles sur le terrain.

Face à ce qu’il qualifie d’indifférence, le corps enseignant refuse de rester passif. Tout en réfutant les rumeurs de règlement imminent, le Collectif prévient que la patience des agents arrive à son terme. Si le mutisme de la tutelle persiste, les enseignants affirment se réserver « le droit de prendre d’autres décisions, lesquelles seront rendues publiques ultérieurement ». Entre menace de grève et rupture définitive du dialogue, la balle est désormais dans le camp du gouvernement, dont la crédibilité est directement mise à l’épreuve par le non-respect d’une parole donnée en haute administration.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. C.Moi dit :

    Dans tous les gouvernements, il y a des brebis galeuses et celui ci-hélas, ne fait pas exception. Cela a toujours existé et existera toujours. Bonne chance pour la suite et bon courage;

  2. MOUNDOUNGA dit :

    Bjr, les dirigeants de gabao avec le pognon tu n’as pas idée !!! Amen.

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