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La crise qui secoue le Barreau  est loin d’être finie. Si pour le Conseil de l’ordre l’arrêt du Conseil d’Etat du 26 novembre a mis fin à l’affaire, Gisèle Eyue estime qu’il n’en est rien. Cette décision, a précisé l’avocate, l’a mise dos à dos avec le bâtonnier. Il lui revient donc d’introduire une requête de fond pour que l’affaire soit exhumée.

Maitre Gisèle Eyue réfute sa défaite devant le Conseil d’Etat.© Gabonreview

 

Maitre Gisèle Eyue est revenue à la charge ce 30 novembre sur l’affaire qui l’oppose au bâtonnier Lubin Ntoutoume, au sujet de la prestation de serment de 32 jeunes avocats stagiaires.

L’avocate avait introduit une requête aux fins de communication de la décision du Conseil d’Etat et de la décision du Conseil de l’ordre, statuant sur l’admission en stage. Cette requête avait occasionné le report de la prestation de serment des jeunes avocats. Statuant sur l’affaire le 26 novembre, le Conseil d’Etat a déclaré irrecevable la requête de maitre Gisèle Eyue et a ordonné la levée de la mesure de report de l’audience de prestation de serment. Le Conseil d’Etat avait par ailleurs indiqué avoir rendu le 24 novembre une décision fixant au 7 janvier prochain, la date de l’assemblée générale élective pour le renouvellement des organes du Barreau.

Si Pour le bâtonnier et le Conseil de l’ordre, cette décision met fin à l’affaire, Gisèle Eyue n’est pas de cet avis. «La décision du Conseil d’Etat nous à mis dos à dos avec le bâtonnier», a-t-elle déclaré. Elle estime que «le Conseil d’Etat à reconnu à maitre Gisèle Eyue Bekale la qualité et le droit d’agir, conformément à l’article 62 de la loi régissant la profession d’avocat au Gabon. Gisèle Eyue n’a donc pas été déboutée ».

Selon elle, le «Conseil d’Etat a déclaré sa requête irrecevable en l’état. Il est question d’une irrecevabilité formelle portant sur une question de procédure». Il lui appartient donc «à mieux se pourvoir devant la juridiction administrative».

L’avocate est convaincue que sa démarche tombe sous le sens car, «quoi qu’il en soit, au-delà de ce cette décision provisoire du Conseil d’Etat, la seule question qui vaille, qui demeure et qui est toujours d’actualité au regard de sa pertinence juridique est de savoir si les 32 postulants remplissent les conditions exigées par l’article 18 de la loi de 2015 modifiée et l’article 2 du règlement intérieur du Barreau».

Pour conclure, Gisèle Eyue assure que «la décision du Conseil d’Etat du 26 novembre n’est ni une victoire du Conseil de l’ordre ni un échec pour elle» et qu’il «lui revient juste d’introduire une requête au fond».

 
GR
 

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