Crise dans l’Éducation nationale : le syndicaliste Marcel Libama interpellé à Libreville
L’interpellation de Marcel Libama, figure engagée aux côtés du collectif SOS Éducation, intervient dans un contexte de tensions persistantes au sein du secteur éducatif. Selon les éléments avancés par les sources judiciaires, cette interpellation relèverait d’une procédure fondée sur des faits précis d’obstruction et d’entrave à la liberté du travail, distincts de toute revendication syndicale, alors que la crise dans l’Éducation nationale demeure sans issue immédiate.

Engagé aux côtés de SOS Éducation, Marcel Libama aurait été interpellé sur la base de faits présentés comme une entrave à la liberté du travail. © GabonReview (capture d’écran)
Marcel Libama, figure syndicale engagée aux côtés du collectif SOS Éducation, a été interpellé ce lundi 19 janvier en milieu d’après-midi, dans un contexte de tensions persistantes au sein du secteur de l’Éducation nationale, marqué par un mouvement de grève toujours en cours dans plusieurs établissements publics.
Selon des éléments communiqués dans l’entourage institutionnel, cette interpellation n’a rien à voir avec l’expression d’opinions syndicales ou avec des revendications professionnelles. Elle serait justifiée, selon des sources judiciaires, par des faits présumés d’entrave à la liberté du travail et d’obstruction à l’accès à un service public, constitutifs d’infractions prévues par le Code du travail et le Code pénal.
Présentés comme matériellement constatés sur le terrain, les faits impliqueraient un blocage ou une obstruction de l’accès à un établissement public. Dans ce cadre, les autorités estiment que la situation relèverait du champ pénal, indépendamment du contexte social ou syndical dans lequel ils se sont produits.
Les autorités contactées soulignent à cet effet que «l’intervention ne vise pas l’action syndicale en tant que telle, mais des actes considérés comme constitutifs d’infractions prévues par la loi.»
Selon une source judiciaire interrogée, si le droit de grève est garanti par la Constitution, «il est encadré par des dispositions légales qui en limitent l’exercice, notamment lorsque celui-ci porte atteinte à la liberté du travail ou au fonctionnement normal des services publics». La loi, explique la même source proche du dossier, «interdit en particulier toute forme d’obstruction ou d’entrave à l’accès aux lieux de travail, ainsi que les pressions exercées sur des agents non-grévistes.»
Il est également indiqué que Marcel Libama, désormais retraité de la fonction publique, ne disposerait plus de la qualité administrative lui permettant d’intervenir à l’intérieur d’un service public en activité, un élément pris en compte dans l’appréciation des faits reprochés.
Les autorités judiciaires contactées précisent enfin qu’aucune instruction politique n’aurait été donnée dans ce dossier et que l’interpellation relèverait exclusivement de l’application des textes en vigueur par les forces de sécurité et les services judiciaires. À ce stade, aucune communication officielle détaillée du parquet n’a été rendue publique.
L’affaire suivrait désormais son cours au plan judiciaire, dans l’attente d’éventuelles suites ou précisions supplémentaires.
















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