La Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) a poursuivi, le 19 octobre à Ntoum, sa campagne de sensibilisation sur la déclaration des biens. Les élus des départements du Komo-Mondah, du Komo-Kango et de la Noya ont été informés de leurs obligations en matière de transparence et d’intégrité.

Une vue de la salle polyvalente ayant accueilli la rencontre à Ntoum. © Com. Mairie/Ntoum

 

Après une première étape dans le Grand Libreville, la CNLCEI a poursuivi sa campagne nationale auprès des membres des bureaux des conseils locaux. La rencontre organisée le 19 octobre à Ntoum visait à mieux faire connaître les exigences légales applicables aux responsables des collectivités territoriales.

Les élus locaux interviennent dans des domaines directement liés à la gestion des ressources publiques : réalisation d’infrastructures, attribution de marchés, mobilisation des recettes, administration du patrimoine communal et fourniture des services de proximité. Autant de secteurs dans lesquels la prévention des conflits d’intérêts et des pratiques corruptives constitue un enjeu de gouvernance.

Informer pour prévenir les manquements

Photo de famille à l’issue de la rencontre. © Com. Mairie/Ntoum

Les échanges ont porté sur les procédures de déclaration des biens ainsi que sur les notions de corruption active, de corruption passive et d’enrichissement illicite. Les participants ont été sensibilisés à l’importance de rendre compte de leur patrimoine conformément aux dispositions applicables.

Les responsables de la Commission ont notamment souligné que les déclarations devaient intervenir avant, pendant et après l’exercice des fonctions, selon les obligations prévues par les textes.

La CNLCEI entend ainsi renforcer la connaissance des règles et favoriser leur respect par les responsables publics. La déclaration des biens est présentée comme un instrument de prévention, permettant notamment de contribuer à la détection de situations patrimoniales suspectes.

L’institution rappelle également que les actes de corruption peuvent entraîner de lourdes sanctions. Leur application dépend toutefois de la qualification juridique des faits et des décisions prises par les autorités compétentes.

Au-delà de la sensibilisation, le défi demeure celui du respect effectif des obligations, de la vérification des déclarations et du suivi des éventuels manquements. La transparence locale ne saurait reposer uniquement sur des engagements de principe : elle suppose des procédures contrôlables et des mécanismes de responsabilité.

 
GR
 

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