À trois jours du démarrage des travaux routiers annoncé pour le 4 novembre, le gouvernement affine les modalités de prise en charge des populations concernées par les opérations de libération des emprises à Okala, Diba-Diba et Lac Bleu. Indemnisations, scolarité, accompagnement social et attribution de parcelles étaient au cœur d’une réunion présidée, le 1er novembre, par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault.

Un instant des travaux, le 1er novembre 2026. © Com. VPG

 

Le gouvernement veut éviter que les opérations de déguerpissement liées au projet d’aménagement routier dans le Grand Libreville ne se limitent à la libération des emprises. Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a réuni, dimanche 1er novembre 2026, les membres de l’équipe gouvernementale concernés, la gouverneure de l’Estuaire ainsi que les maires d’Akanda et du premier arrondissement de Libreville, pour faire le point sur la situation des ménages impactés.

Les échanges ont notamment porté sur les mesures de prise en charge financière, la continuité de la scolarité des enfants, l’accompagnement social et l’attribution de parcelles. Les zones concernées sont notamment Okala, sur le tronçon allant du dispensaire à la centrale SEEG, ainsi que les axes Lac Bleu-Diba-Diba.

Cette rencontre intervient après la conférence de presse du 30 octobre, au cours de laquelle le porte-parole du gouvernement, Emmanuel Eyeghe Nze, et les ministres concernés avaient entrepris de rassurer les populations sur les conditions de déroulement de l’opération.

Des populations identifiées, des emprises réévaluées

Quelques ministres présents lors des travaux. © Com. VPG

Selon les précisions apportées par la gouverneure de l’Estuaire, les populations directement concernées ont été identifiées et invitées à se rapprocher des services compétents pour obtenir leurs fiches de valorisation des impacts. «Les populations impactées sont clairement identifiées. Et depuis la semaine dernière, elles passent pour saisir les fiches de valorisation de l’impact», a-t-elle indiqué.

Les autorités sont également revenues sur les inquiétudes suscitées par le marquage des habitations à Okala. Les premiers tracés, matérialisés en rouge, reposaient sur une emprise jugée trop large. Après réévaluation technique, celle-ci a été ramenée à 30 mètres. «Les derniers marquages sont des marquages de couleur différente qui ont été apposés sur les murs des maisons des personnes impliquées réellement dans le projet», a précisé la gouverneure.

Concilier travaux publics et impératifs sociaux

À travers ce suivi rapproché, l’exécutif entend concilier les impératifs de modernisation du réseau routier, de fluidification du trafic et les préoccupations des ménages appelés à quitter leurs habitations.

Le démarrage des travaux étant annoncé pour le 4 novembre, l’enjeu est désormais de rendre effectives les mesures d’accompagnement annoncées, afin que cette opération d’aménagement urbain ne se traduise pas par une aggravation de la précarité des populations concernées.

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment