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L’ambassade de la République d’Angola au Gabon a célébré vendredi à Libreville le centenaire de la naissance du «fondateur de la nation et du héros national», Dr António Agostinho Neto. Une commémoration rythmée par plusieurs activités, dont un exposé animé par deux enseignants d’université ainsi qu’une exposition photo mettant en vedette le père de l’Indépendance de l’Angola.

L’ambassadrice d’Angola au Gabon, Lizeth Pena ouvrant les la cérémonie, le 30 septembre 2022, à Libreville. © Gabonreview

 

Dr Lucien Epimi Guia (à droite) et Pr João Sebastião Teta. © D.R.

Né le 17 septembre 1922 à Kaxicane, à une soixantaine de kilomètres de Luanda, Dr António Agostinho Neto aurait eu 100 ans cette année. 43 ans après son décès à Moscou, en Russie, sa patrie ne l’a pas oublié. Bien au contraire. Les autorités angolaises ont tenu à marquer le coup, y compris au Gabon où a été célébrée, le 30 septembre, à Libreville, la «Journée du fondateur de la nation et du héros national».

Organisée au Musée national des arts, rites et traditions du Gabon avec l’appui du Bureau local de l’UNESCO, cette commémoration, selon Lizeth Pena, «revêt pour l’Angola un caractère historiquement chargé de signification et de symbole, car le président fondateur a été un combattant de la liberté qui a conduit à la tête du Mouvement populaire de libération de l’Angola une résistance âpre et victorieuse contre la colonisation portugaise en Angola et un combat sans répit pour l’émancipation et l’Indépendance du continent africain».

Si elle l’a présenté, au moment de son allocution, comme «l’un des plus illustres combattants pour l’émancipation de l’Afrique», l’ambassadrice d’Angola au Gabon n’a pas manqué de vanter l’engagement du premier président de son pays. Un engagement qui lui a valu la prison plus d’une fois et qu’elle a abordé sous trois dimensions : celle de l’«homme politique patriote bravant les interdits coloniaux et prenant énormément de risques personnels» ; celle du «poète qui a cherché à concilier le combat politique et l’affirmation culturelle» et celle du panafricaniste et tiers-mondiste.

Découverte des mets des pays lusophones. © D.R.

Exposés, poésie et art culinaire

Cette célébration du centenaire du Dr António Agostinho Neto, un des premiers médecins angolais, a également été marquée par la déclamation de deux poèmes de l’illustre disparu (« Le cri de l’Afrique » et « Il faut qu’on revienne« ). Mais surtout, les invités ont pu mieux connaître le père de l’Indépendance de l’Angola grâce aux exposés animés par le Dr Lucien Epimi Guia, enseignant à l’Université Omar Bongo, sur le thème «Agostinho Neto : l’homme et l’acteur politique», et par le Pr João Sebastião Teta, enseignant à l’Université Agostinho Neto (Angola) sur le thème «La vision d’Agostinho Neto sur la formation des cadres angolais».

Une visite guidée de l’exposition photo sur «la vie et l’œuvre d’Agostinho Neto» a également été organisée ainsi qu’une dégustation des mets lusophones, avec le Brésil, le Portugal et même la Guinée équatoriale.

Visite de l’exposition photos. © D.R.

Cette célébration, selon Éric Voli Bi, a permis à tous les invités «de mieux comprendre le Dr António Agostinho Neto et, certainement, de le voir sous un angle nouveau (et) de lire une partie de l’histoire contemporaine de l’Angola et de son peuple». «À travers la découverte de l’art culinaire, cet évènement nous a permis d’ouvrir le volet des modes de vie des pays lusophones», a commenté le Chef de Bureau, Représentant de l’UNESCO au Gabon et auprès de la CEEAC, qui n’a pas manqué de féliciter Lizeth Pena pour la qualité des animations proposées. «Cette célébration est un moment de diversité culturelle, si chère à l’UNESCO.»

 
GR
 

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