Drogue, désertion, insubordination : la Sécurité pénitentiaire sanctionne 22 agents
Galons et insignes retirés en public : à la prison centrale de Libreville, la Sécurité pénitentiaire a sanctionné, le 9 octobre, 22 agents pour fautes disciplinaires, dont des faits liés à l’introduction de drogue en détention. Treize ont été radiés ou révoqués et neuf rétrogradés, lors d’une cérémonie présidée par le Commandant en chef, le général de corps d’armée Jean Germain Effayong-Onong. Le général dit ne plus pouvoir « tolérer ces actes qui ternissent l’image de la sécurité pénitentiaire » : la hiérarchie entend ainsi rétablir l’ordre et préserver l’honneur de l’uniforme.

Parmi les 13 radiés figurent un officier, huit sous-officiers et quatre agents de rang. © D.R.
La Sécurité pénitentiaire a haussé le ton face aux manquements à la discipline. Lors d’une cérémonie tenue le 9 octobre à la prison centrale de Libreville, la radiation de 13 agents et la rétrogradation de neuf autres ont porté à 22 le nombre de personnels sanctionnés. Selon les informations disponibles, les sanctions concernent notamment l’abandon de poste, la désertion, l’insubordination, l’escroquerie ainsi que la détention, l’usage et le trafic de stupéfiants, dont le cannabis, la cocaïne et le crack en milieu carcéral.
La cérémonie a été marquée par le retrait public des galons et des insignes des agents concernés, symbole de leur déclassement ou de leur exclusion du corps. Parmi les 13 radiés, rapportent des sources, figurent un officier, huit sous-officiers et quatre agents de rang. À l’endroit des personnels impliqués dans l’introduction de drogues en détention, le Commandant en chef, le général Effayong-Onong, a martelé : « Un agent qui introduit la drogue au sein de la prison n’est plus un agent qui a fauté, mais un trafiquant de drogue qui a revêtu la tenue pour trafiquer ».
Cette opération vise à restaurer l’autorité hiérarchique, l’intégrité professionnelle et la confiance dans l’institution. Le Commandement a également rappelé l’exigence du devoir de réserve, notamment sur les réseaux sociaux, où l’exposition de l’uniforme est désormais dans le viseur de la hiérarchie. Cette fermeté s’inscrit dans la vision du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place « l’ordre, la discipline et les valeurs morales au cœur de sa vision des forces de défense et de sécurité ». Il s’agit aussi d’assainir les rangs et de protéger les agents exerçant leur mission avec rigueur.
















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