3,5 millions d’habitants en 2026 : au Gabon, près d’un habitant sur trois est de nationalité étrangère
Le Gabon compte désormais 3 518 621 habitants, dont 2 318 365 Gabonais et 1 200 256 étrangers, selon les premiers résultats du RGPL 2026 présentés le 1er septembre, par la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, dans l’émission spéciale de Gabon 1ère dont la thématique était «Le Gabon en chiffres : ce que les premiers résultats du RGPL nous disent pour bâtir l’édifice nouveau». La population résidente est composée de 51,2 % d’hommes et de 48,8 % de femmes, révélant à la fois une forte présence étrangère et une dynamique démographique qui devra désormais guider les politiques publiques et la planification du développement.

Selon le gouvernement, sur les 3,5 millions de résidents recensés, 2 318 365 sont de nationalité gabonaise, soit environ 65,9 %, contre 1 200 256 ressortissants étrangers, représentant 34,1 % de la population (Illustration IA). © GabonReview
Selon les premiers résultats du Recensement général de la population et des logements (RGPL) 2026, présentés le 1er septembre par la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, dans l’émission spéciale de Gabon 1ère dont la thématique était «Le Gabon en chiffres : ce que les premiers résultats du RGPL nous disent pour bâtir l’édifice nouveau», le Gabon compte désormais 3 518 621 habitants. L’opération, menée avec 5 005 agents recenseurs dans 3 322 secteurs de dénombrement, a permis de comptabiliser quelque 865 000 ménages, pour un taux de couverture national de 97 %. Une performance que la ministre attribue notamment à la numérisation, à la géolocalisation et au suivi en temps réel. «Nous n’aurions pas pu atteindre ce résultat tout simplement sans numérisation», a-t-elle souligné sur Gabon Télévision.
Lorsqu’on considère uniquement les citoyens gabonais, les femmes sont légèrement majoritaires, avec environ 52 %, contre 48,1 % d’hommes
Premier enseignement démographique. Selon la ministre, sur les 3,5 millions de résidents recensés, 2 318 365 sont de nationalité gabonaise, soit environ 65,9 %, contre 1 200 256 ressortissants étrangers, représentant 34,1 % de la population. Autrement dit, près d’un habitant sur trois vivant au Gabon est de nationalité étrangère. La ministre a expliqué que cette composante avait fait l’objet d’une attention particulière ; les équipes ayant initialement rencontré des difficultés à établir le contact avec certains ressortissants. «Très peu d’étrangers voulaient se faire recenser», a-t-elle reconnu, avant de préciser que les équipes ont finalement réussi à «se rapprocher d’eux» grâce notamment au concours des ambassades et des associations des communautés étrangères.

La ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, s’exprimant dans l’émission spéciale de Gabon 1ère (Capture d’écran). © GabonReview
La structure par sexe apporte également un éclairage intéressant. Dans l’ensemble de la population résidant au Gabon, les hommes représentent 51,2 %, contre 48,8 % de femmes. La situation s’inverse toutefois lorsqu’on considère uniquement les citoyens gabonais. Les femmes y sont légèrement majoritaires, avec environ 52 %, contre 48,1 % d’hommes. «Les femmes sont légèrement majoritaires par rapport aux hommes», a relevé Louise Pierrette Mvono, précisant que cette tendance est comparable à celle observée lors des précédents recensements. La population totale affiche par ailleurs une progression de 94 % par rapport à 2013. Une hausse que la ministre relie à la fois à l’accroissement naturel et, surtout, à une meilleure couverture du territoire grâce aux outils technologiques utilisés en 2026.
L’Ogooué-Ivindo passe devant l’Ogooué-Lolo
La répartition territoriale confirme, elle, le poids démographique de l’Estuaire, qui concentre plus de 60 % de la population nationale, notamment autour de Libreville. Derrière cette province, le classement demeure globalement inchangé, avec le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Maritime et le Woleu-Ntem parmi les provinces les plus peuplées. Une évolution est toutefois relevée dans le bas du classement. L’Ogooué-Ivindo passe devant l’Ogooué-Lolo. Ce qui traduit une progression démographique de cette province. Pour la ministre, cette concentration doit surtout conduire à renforcer la décentralisation. «Le recensement, c’est une cartographie, c’est une image de qui nous sommes. La question qu’on devrait se poser, c’est : « Qu’est-ce que nous en faisons ? »», a-t-elle fait savoir.
Ces chiffres constituent ainsi une boussole pour l’action publique et la mise en œuvre du Plan national de croissance et développement (PNCD 2026-2030). Santé, éducation, logement, emploi et aménagement du territoire devront désormais être pensés à partir de cette nouvelle photographie démographique. La forte concentration à Libreville pose notamment la question de l’équilibre entre investissements dans les grands centres urbains et développement de l’intérieur du pays. La ministre voit dans les projets miniers, industriels et agricoles des éléments susceptibles d’attirer les populations vers les provinces et d’offrir des débouchés aux jeunes. «Nous avons besoin effectivement en même temps que nous structurons le développement de notre pays, que nous essayons d’accélérer la décentralisation en prenant ce que chaque province a de mieux», a-t-elle insisté.
















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