Droits humains et la promotion de la non-violence : un partenariat envisagé entre la Médiature de la République et la Croix-Rouge gabonaise
Le médiateur de la République, Alexis Boutamba Mbina, a reçu mercredi une délégation de la Croix-Rouge gabonaise conduite par sa présidente nationale, Dr Véronique Tsakoura, pour examiner les possibilités de coopération entre les deux institutions. Les échanges ont notamment porté sur la sensibilisation aux droits humains, la médiation et la promotion de la non-violence.

Instantané de la rencontre chez le Médiateur de la République, le 14 octobre 2026 (capture d’écran). © GabonReview
La Médiature de la République et la Croix-Rouge gabonaise envisagent de renforcer leur collaboration sur le terrain. Reçue en audience par le médiateur de la République, Alexis Boutamba Mbina, la délégation de la Croix-Rouge est venue présenter son plan d’action et explorer les domaines dans lesquels les deux institutions pourraient mutualiser leurs efforts.
Au-delà d’une visite de courtoisie, la rencontre s’est transformée en séance de travail consacrée à la complémentarité de leurs missions. L’objectif affiché est notamment de mieux faire connaître les attributions de la Médiature auprès des populations et de favoriser la prévention des conflits.
Des relais de médiation à l’étude
Parmi les pistes évoquées figure la mise en place de points focaux de médiation, a précisé Dr Véronique Tsakoura. Selon sa présidente nationale, la Croix-Rouge pourrait contribuer à cette démarche grâce à son implantation et à ses activités de sensibilisation.
Les discussions ont également abordé la perspective d’un mémorandum d’entente entre les deux institutions. Un tel cadre permettrait de formaliser les domaines d’intervention communs et de préciser les modalités de collaboration.
La délégation a par ailleurs évoqué la volonté de développer une commission consacrée au droit international humanitaire, avec pour objectif de promouvoir les valeurs de paix et de non-violence.
Formaliser les engagements
La coopération envisagée pourrait faciliter l’orientation des citoyens, renforcer la prévention des différends et améliorer la visibilité des mécanismes de médiation. Elle nécessitera toutefois une définition précise des responsabilités et des actions communes.
À ce stade, les échanges entre les deux parties ne font état ni d’un accord déjà signé ni d’un calendrier opérationnel. La formalisation du partenariat constituera donc une étape importante pour passer des intentions à la mise en œuvre.
Pour les deux institutions, l’enjeu est de coordonner leurs interventions sans confondre leurs compétences respectives, au service de la prévention des tensions et de la promotion des droits humains.
















0 commentaire
Be the first one to leave a comment.