Le gouvernement gabonais a procédé, le 11 mai dernier, au décaissement de 3 millions d’euros, soit environ 1,965 milliard de FCFA, au profit de Suez Gabon pour l’acquisition des premiers équipements destinés au plan d’urgence de réhabilitation du réseau d’eau du Grand Libreville. Ce financement marque une avancée dans la lutte contre la crise hydrique qui affecte des milliers de ménages de la capitale et de sa périphérie.

Avec ce premier versement, le plan d’urgence pour l’approvisionnement en eau potable du Grand Libreville devrait entrer dans sa phase opérationnelle. © GabonReview / Illustration IA

 

Le plan d’urgence pour l’approvisionnement en eau potable du Grand Libreville entre dans sa phase opérationnelle. Selon des sources concordantes, le gouvernement gabonais a effectué, via le Trésor public et la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), un virement de 3 millions d’euros à la société Suez Gabon afin de permettre l’acquisition des premiers équipements stratégiques nécessaires au lancement des travaux.

Cette enveloppe, équivalant à près de 1,965 milliard de FCFA, avait été annoncée dès janvier dernier par le ministère de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie comme condition préalable au démarrage effectif de l’accompagnement technique du groupe français Suez dans le redressement du secteur de l’eau.

Des travaux attendus sur les conduites Ntoum-Libreville

Ce décaissement ouvre désormais la voie aux premières opérations de terrain. Suez Gabon prévoit notamment d’engager des travaux de réparation et de sécurisation des conduites reliant Ntoum à Libreville, un axe stratégique de transport d’eau régulièrement touché par des fuites et des défaillances techniques.

L’objectif affiché est de réduire les pertes d’eau, améliorer la distribution et atténuer les coupures répétitives qui affectent les populations du Grand Libreville.

Le partenariat entre la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) et Suez avait été officialisé le 7 avril 2025 à travers la signature d’un contrat stratégique de cinq ans estimé à 200 millions d’euros. Ce programme vise à moderniser les infrastructures de production et de distribution d’eau potable dans Libreville ainsi que dans plusieurs grandes villes de l’intérieur du pays. 

Modernisation des réseaux et transfert de compétences

Dans son communiqué, Suez précise que le contrat prévoit plusieurs chantiers prioritaires : détection et réparation des fuites, remplacement progressif des équipements vétustes, sécurisation des branchements, modernisation du système de facturation et amélioration de la gestion technique des réseaux. 

Le groupe français annonce également un important programme de transfert de compétences au bénéfice des équipes de la SEEG, avec des formations techniques et un accompagnement opérationnel visant à renforcer durablement les capacités locales. 

Au-delà de la réponse immédiate à la crise hydrique, ce partenariat ambitionne aussi de soutenir l’économie nationale à travers l’implication de PME gabonaises dans l’exécution des travaux, pour un volume estimé à près de 60 millions d’euros.

 
GR
 

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