À Libreville, le 10 mai, s’est achevée la 16e commission ministérielle de l’enseignement privé laïc. Les commissaires, qui ont eu à examiner 860 dossiers concernant aussi bien les demandes d’habilitation à fonder que les demandes d’autorisation à ouvrir et les demandes de reconnaissance d’utilité publique, ont rejeté 380 dossiers, car ne répondant pas aux normes. Sous le thème «Une éducation privée de qualité au service de la transformation de l’éducation», l’idée était d’amener les promoteurs privés s’arrimer aux standards de l’État dans le secteur éducatif, particulièrement la norme infrastructurelle.

Camélia Ntoutoume a dit prendre acte des résolutions des travaux © D.R.

 

Si l’enjeu de cette rencontre qui s’est achevée le 10 mai était clairement évoqué à travers le thème «Une éducation privée de qualité au service de la transformation de l’éducation», lors de la clôture des travaux, le ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq a rappelé les conditions à remplir pour exercer dans le secteur éducatif au Gabon. Notamment, «la conformité avec la réglementation en vigueur, la mise aux normes des structures, des programmes éducatifs conformes, des personnels ayant un profil qualifié, une école qui fait la promotion de l’excellence tout en garantissant la sécurité des apprenants et des valeurs citoyennes».

Pendant deux jours, les commissaires ont eu à examiner un peu plus de 850 dossiers soumis à leur appréciation et concernant aussi bien les demandes d’habilitation à fonder que les demandes d’autorisation à ouvrir et les demandes de reconnaissance d’utilité publique. Parmi eux, 235 dossiers ont reçu l’avis favorable d’habilitation à fonder, 259 l’autorisation à ouvrir, 4 le décret de reconnaissance d’utilité publique tandis que 380 dossiers ont été rejetés, car ne remplissant pas les critères. «Les évaluations faites sur le terrain ont démontré que beaucoup de dossiers qui passent en commission échouent du fait de l’irrégularité, l’absence du respect de normes dans les dossiers des infrastructures au niveau de l’Enseignement privé», a déclaré Christian Louemebet Onguele, le directeur général du patrimoine et des équipements au ministère de l’Éducation nationale.

Christian Louemebet Onguele, DG du Patrimoine et des Equipements au ministère de l’Éducation nationale. © D.R.

Les infrastructures essentielles au développement de la qualité de la transformation

À en croire son propos, dans le secteur éducatif les infrastructures font partie intégrante du développement de la qualité de la transformation de l’éducation, mais beaucoup de promoteurs ne s’arriment pas à cette norme. «En tant qu’État, en tant que ministère de l’Éducation nationale, garant de la norme en matière de construction, des efforts énormes sont en train d’être faits pour améliorer la qualité des infrastructures, l’enseignement privé qui est le partenaire de l’État doit suivre ce pas», a-t-il commenté indiquant que pour garantir le respect de cette norme, les promoteurs d’établissements privés ont été interpellés sur la qualité des infrastructures, «un volet fondamental dans la délivrance des autorisations d’ouverture et de construction d’établissements privés».

À ce titre, il a été recommandé à l’issue des travaux que le ministère de l’Éducation nationale soit désormais du début à la fin, pendant tout le processus d’ouverture d’établissements privés. «Donc tout particulier, tout opérateur qui voudrait ouvrir une école, construire un établissement ou transformer une bâtisse en établissement doit au préalable avoir l’avis technique du ministère de l’Éducation nationale pour continuer le processus», a expliqué Christian Louemebet Onguele. Il faut donc désormais s’arrimer aux standards que l’État met en place.

 
GR
 

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