Les enseignants de l’Education nationale, membres de plusieurs syndicats et du collectif SOS Éducation se sont réunis, le 17 décembre, en après-midi, à l’école publique Martine Oulabou. Décisive, cette assemblée générale a débouché sur le déclenchement d’une grève générale illimitée. Ce, à la suite du préavis déposé le 8 décembre dernier. Face à l’absence de réponses palpables du ministère de l’Éducation nationale, les participants ont voté, à l’unanimité, l’arrêt immédiat des cours. Le mouvement d’humeur pourrait s’étendre jusqu’à janvier 2026 si rien n’est fait.

Enseignants lors de leur Assemblée générale, le 17 décembre 2025, à l’école publique Martine Oulabou. © D.R.

 

Nonobstant une grève d’avertissement, de trois jours, lancé, les 10, 11 et 12 décembre dernier, lancée par le collectif SOS Éducation, le Syndicat de l’éducation nationale (Sena) et le Syndicat de l’enseignement technique et professionnel (Synetechpro), et malgré la médiation du ministre intérimaire de l’Éducation nationale, Simplice Mamboula, les choses semblent n’avoir pas évolué dans le sens souhaité par les ‘Seigneurs de la craie’. A l’issue d’une assemblée générale, le 17 décembre, à l’école publique Martine Oulabou, le lancement d’une grève générale illimitée a été annoncé. Une mobilisation qui pourrait s’étendre indéfiniment si le gouvernement ne réagit pas.

Les motifs principaux de cette grève résident dans le non-respect des engagements pris par l’administration de l’Éducation nationale. Depuis le dépôt du préavis, le 8 décembre, une semaine d’attente a été observée, estiment-ils, sans aucun signe de dialogue.

Les enseignants du secteur public, soutenus par SOS Éducation et d’autres syndicats, dénoncent de ce fait des promesses non-tenues relatives à leurs conditions de travail et à leurs traitements. Ainsi, cette grève collective vise-t-elle à «amener les autorités à corriger des injustices accumulées, comme la régularisation administrative et le paiement des rappels dus, qui impactent sur leur quotidien».

Une mobilisation pouvant paralyser durablement le système scolaire

Les grévistes exigent d’abord le respect intégral des engagements gouvernementaux, avec une application rapide des mesures promises. Ils réclament ensuite les améliorations des conditions de travail, incluant une meilleure organisation des établissements scolaires. Enfin, ils appellent à une justice et une dignité professionnelle accrues, pour une reconnaissance réelle de leurs efforts et la correction des manquements dans la gestion de l’éducation nationale.

La grève, qualifiée d’illimitée, a démarré avec un préavis limité, mais s’est rapidement prolongée face au silence des autorités. À Libreville, l’Assemblée générale a connu un franc succès, et des réunions similaires ont été organisées dans tous les chefs-lieux de province. Les enseignants resteront chez eux jusqu’à la prochaine Assemblée générale prévue le premier samedi de janvier 2026.

Se disant plus unis que jamais, les enseignants défendent non seulement leur avenir, mais également celui de l’éducation gabonaise. Si le gouvernement ne réagit pas concernant ce dossier, cette mobilisation pourrait paralyser durablement le système scolaire. Une réaction rapide est impérative pour éviter une crise prolongée et restaurer la confiance.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. JEAN JACQUES dit :

    IL FAUT LE VÉRITABLE COUP D’ÉTAT AU GABON, C’était déjà passé au Soudan,Nepal c’est les vrais coups d’états meme la communauté internationale accepte.C’EST lw SOULEVEMENT POPULAIRE.

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