Une vingtaine d’agents de la Direction centrale des affaires financières (DCAF) ont été interpellés par les services de la Police judiciaire dans le cadre d’une enquête portant sur une vaste affaire présumée de surfacturation de bons de caisse évaluée à plus de 560 millions de FCFA au ministère de l’Éducation nationale. 

Une vue des agents interpellés. © Capture d’écran/Gabon 1ère

 

Nouveau séisme au ministère de l’Éducation nationale. Un scandale financier a été mis au jour à la suite d’un audit ordonné après les mouvements de grève qui ont secoué le secteur éducatif ces derniers mois. Les investigations menées sur les décaissements liés aux vacations auraient révélé d’importantes irrégularités dans la gestion des fonds publics, rapporte Gabon 1 ère dans son édition du jeudi 4 juin 2026. 

Au total, une vingtaine d’agents ont été arrêtés au sein d’un service qui compte plus de soixante employés. Toutefois, les personnes interpellées contestent toute responsabilité directe dans la mise en place du mécanisme frauduleux. Elles affirment n’avoir été que de simples exécutants chargés de traiter des opérations financières validées par leur hiérarchie. «Nous ne sommes ni ordonnateurs ni administrateurs de crédits. Nous exécutons les instructions qui nous sont transmises», a déclaré l’un des agents entendus par les enquêteurs, rejetant ainsi la responsabilité sur les décideurs habilités à engager les dépenses.

Les mis en cause soutiennent également que les fonds retirés dans le cadre des vacations servaient généralement à financer des besoins imprévus ou non budgétisés de l’administration. Un argument qui peine toutefois à convaincre au regard de l’ampleur des montants évoqués par les enquêteurs.

Une affaire qui relance les failles des contrôles en interne

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les failles du contrôle interne au sein des administrations publiques, alors même que les revendications des enseignants sur les conditions de travail et le paiement de certaines prestations demeurent d’actualité.

L’enquête se poursuit afin d’établir les responsabilités de chacun et de déterminer l’éventuelle implication d’autres acteurs de la chaîne financière. Les personnes interpellées devraient être présentées au parquet dans les prochains jours pour répondre des faits qui leur sont reprochés.

Si les accusations sont confirmées, ce dossier pourrait constituer l’un des plus importants scandales financiers enregistrés ces dernières années au sein du département ministériel en charge de l’Éducation nationale.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment