Pour atteindre l’objectif ambitieux de 27 000 milliards de FCFA d’investissements fixé par le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, le gouvernement entend renforcer son partenariat avec le secteur privé. Dans cette optique, il a annoncé la relance du Haut conseil pour l’investissement (HCI), dont les travaux s’ouvriront ce jeudi 4 juin à Libreville. Cette initiative intervient quelques jours après une séance de travail entre l’exécutif et la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), destinée à jeter les bases d’une nouvelle dynamique de collaboration public-privé.

Des membres du gouvernement et des représentants du secteur privé, notamment de la FEG, lors de la séance de travail du 26 mai 2026. © Communication VPG

 

Le gouvernement gabonais a annoncé, mercredi 3 juin, la relance officielle des travaux du Haut conseil pour l’investissement (HCI), une instance de concertation destinée à renforcer le dialogue entre l’État et les opérateurs économiques. La cérémonie d’ouverture se tiendra ce jeudi 4 juin au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba de Libreville, en présence des membres du gouvernement et des représentants du secteur privé, notamment de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG).

Placée sous les Très hautes instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette relance s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030. Le gouvernement entend ainsi mobiliser davantage les investisseurs privés afin de soutenir le financement de ce programme stratégique.

18 000 milliards de FCFA attendus du secteur privé

Le PNCD prévoit en effet la mobilisation de 27 000 milliards de FCFA d’investissements sur cinq ans. Un effort financier considérable que l’État reconnaît ne pas pouvoir assumer seul. Les autorités comptent ainsi sur le secteur privé pour contribuer à hauteur des deux tiers de cette enveloppe, soit environ 18 000 milliards de FCFA.

Cette orientation avait déjà été évoquée lors de la séance de travail tenue le 26 mai dernier entre le gouvernement et la FEG. Les deux parties avaient alors souligné la nécessité d’améliorer l’environnement des affaires afin de favoriser l’investissement productif et d’accélérer la transformation économique du pays.

À travers la relance du HCI, l’exécutif souhaite notamment apporter des réponses concrètes aux principales préoccupations des entreprises. Parmi les obstacles identifiés figurent la multiplicité des contrôles administratifs, l’insécurité juridique, les lenteurs dans les procédures ainsi que les coûts logistiques jugés élevés.

Huit commissions pour transformer les attentes en réformes

Pour y parvenir, huit groupes de travail paritaires réunissant administrations publiques et représentants du secteur privé ont été constitués. Du 4 au 11 juin, ils examineront plusieurs thématiques clés, allant de la parafiscalité et de la lutte contre la vie chère à la sécurité juridique, en passant par la gouvernance des établissements publics, la commande publique, les réformes sociales, les secteurs stratégiques et l’accompagnement des PME-PMI.

Le gouvernement assure vouloir privilégier une démarche pragmatique afin de déboucher rapidement sur des mesures applicables. Les conclusions des travaux seront consolidées les 12 et 13 juin avant une restitution générale prévue le 15 juin, date à laquelle les réformes retenues devraient être validées en vue de leur adoption formelle.

À travers cette relance du Haut conseil pour l’investissement, les autorités espèrent instaurer un nouveau cadre de confiance entre l’administration et les acteurs économiques, condition jugée indispensable pour attirer les capitaux privés nécessaires à la réussite du PNCD et aux ambitions de développement du Gabon.

 
GR
 

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