HABANA

L’état de l’autonomisation économique des femmes au Gabon n’a connu aucune amélioration au cours de l’année 2020. Une situation qui favorise le maintien du pays à la 41e place sur 48 économies en Afrique subsaharienne et la 9e au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), au classement de l’étude «Les femmes, les entreprises et la loi 2021» de la Banque mondiale avec un score de 57,5 / 100.

L’état de l’autonomisation économique des femmes au Gabon n’a connu aucune amélioration au cours de l’année 2020. © D.R.

 

Les dernières promotions de la gent féminine à la tête du gouvernement et au grade de Général de Brigade n’ont pas réussi à influencer en faveur du Gabon, le septième classement annuel de la Banque mondiale intitulé «Les femmes, les entreprises et la loi 2021». Cette étude mesure les lois et réglementations qui affectent les opportunités économiques des femmes dans 190 économies.

La mise en place des mécanismes d’autonomisation de la femme gabonaise a été grippée durant les douze derniers mois. Le Gabon se classe ainsi à la 41e place sur 48 économies en Afrique subsaharienne et à la 9e au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), avec un score de 57,5 / 100. Ce score est issu de l’évaluation de huit domaines associés à l’émancipation économique des femmes. Dans le détail, le pays enregistre des scores au-dessus de la moyenne pour quatre indicateurs : lieu de travail (75), parentalité (80), pension (100) et actifs (60).

En matière de mobilité et d’entrepreneuriat, le pays accumule 50 points. Cependant, les contraintes juridiques demeurent encore plus importantes pour les femmes gabonaises dans les aspects liés au mariage et à la rémunération qui ne jouissent pas d’une bonne pratique au Gabon. Le pays enregistre respectivement (20) et (25) points.

En Afrique, le top 10 est composé de Maurice (91,9), l’Afrique du Sud (88,1), Zimbabwe (86,9), le Cap vert (86,3), Namibie (86,3), Sao Tomé-et-Príncipe (86,3), Togo (84,4), Libéria (83,8), Côte-d’Ivoire (83,1) et la Mozambique (82,5).

Le rapport de cette année met à jour tous les indicateurs à compter du 1er octobre 2020 et met en évidence les liens entre l’égalité juridique entre les sexes et l’inclusion économique des femmes. En examinant les décisions économiques que les femmes prennent tout au long de leur vie professionnelle, ainsi que le rythme des réformes au cours des 50 dernières années, Women, Business and the Law 2021 apporte une contribution importante à la recherche et aux discussions politiques sur l’état de l’autonomisation économique des femmes.

 
GR