Embargo contre Cuba : à l’ONU, le Gabon réaffirme son soutien à La Havane
À New York, Libreville a renouvelé son appel à la levée de l’embargo imposé à Cuba, en plaçant la souveraineté des États au cœur de son argumentaire. Une déclaration saluée par l’ambassadeur cubain au Gabon, Alex González García, qui remercie la diplomatie gabonaise pour sa constance.

Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la République gabonaise, lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale (Nations Unies, New York, 22-26 et 28 septembre 2026). © GabonReview (capture d’écran)
Le passage est bref, mais la position sans ambiguïté. Dans son discours du 26 septembre à la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny a réaffirmé le soutien du Gabon à Cuba. La ministre des Affaires étrangères y inscrit la demande de levée de l’embargo dans une conception des relations internationales fondée sur le respect des choix de chaque État.
« Le Gabon s’associe aux appels réitérés par des nombreux Etats en faveur de la levée de l’embargo », indique le texte officiel de son allocution. Cette prise de position prolonge directement un développement consacré à la réforme du multilatéralisme et au droit des pays à déterminer leur propre voie.
La souveraineté comme argument
L’enchaînement éclaire le sens du soutien gabonais. Libreville présente sa solidarité avec La Havane comme l’application d’un principe général : une coopération internationale respectueuse de l’autonomie des États. L’appel concernant Cuba trouve ainsi sa place dans un plaidoyer plus large pour une gouvernance mondiale inclusive, attentive aux aspirations des peuples.
Le propos a reçu un écho immédiat du côté cubain. Sur X, l’ambassadeur Alex González García remercie nommément la ministre de « s’être jointe aux appels lancés lors de la #AGNU81 pour la levée du blocus américain contre #Cuba ». Il accompagne ses remerciements du mot-dièse espagnol signifiant que Cuba ne constitue pas une menace, puis ajoute : « Le blocus, oui, est une menace. »
Le diplomate reprend ici le terme de « blocus », utilisé par les autorités cubaines pour désigner les sanctions américaines. Le discours gabonais emploie, lui, celui d’« embargo ».
Une position réaffirmée
Cette déclaration s’inscrit dans la continuité de la diplomatie gabonaise. Le 25 septembre 2025, à la même tribune, Brice Clotaire Oligui Nguema avait déjà demandé la levée de l’embargo, en invoquant ses conséquences sur le bien-être de la population cubaine. La prise de parole de la ministre confirme donc une orientation déjà exprimée au plus haut niveau de l’État.
Sa portée reste diplomatique : le passage consacré à Cuba ne constitue ni l’annonce d’un accord avec Washington ni celle d’une modification des sanctions. Il renouvelle publiquement le soutien du Gabon à leur levée. C’est cette fidélité à une position, exprimée devant les Nations unies, que salue aujourd’hui le représentant de La Havane à Libreville.
















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