Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a présidé, le lundi 11 mai 2026 à Libreville, une séance de travail consacrée à l’intégration des enseignants des établissements confessionnels à la Fonction publique. Au terme des échanges, une commission interministérielle a été mise en place afin d’examiner et d’accélérer le traitement des dossiers liés à l’octroi des postes budgétaires accordés par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. © D.R.

 

‎Face aux inquiétudes exprimées ces dernières semaines par les enseignants confessionnels, le gouvernement a tenté de rassurer. Réunis autour du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, ainsi que le ministre délégué à l’Économie ont fait le point sur l’état d’avancement du processus d’intégration des enseignants confessionnels à la Fonction publique. Au centre des discussions : les 1 000 postes budgétaires accordés par le chef de l’État, Oligui Nguema, au profit des enseignants des établissements confessionnels.

‎Selon la ministre d’État à l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, 109 fiches bleues ont déjà été signées et transmises à la Fonction publique pour la suite de la procédure administrative. «Nous avons déjà 109 fiches bleues qui ont été signées et envoyées à la Fonction publique», a-t-elle indiqué.

‎Toutefois, le processus reste confronté à plusieurs difficultés administratives. Elle a précisé que 191 dossiers demeurent incomplets et nécessitent des compléments d’information de la part des différents ordres d’enseignement concernés, notamment catholique, protestant, islamique et de l’Alliance chrétienne.

Mise en place d’une commission pour le suivi 

‎Pour tenter de lever les blocages et harmoniser le traitement des dossiers, le vice-président du gouvernement a décidé de mettre en place une commission interministérielle chargée d’analyser l’ensemble de la problématique liée à l’octroi des postes budgétaires. Cette structure devra notamment coordonner les administrations concernées et proposer des solutions visant à accélérer l’intégration effective des enseignants concernés.

‎Cette décision intervient dans un contexte social tendu. Pour rappel, les enseignants confessionnels avaient lancé, le 27 avril dernier, un mouvement de grève accompagné d’un sit-in devant le ministère de la Fonction publique afin de dénoncer les lenteurs observées dans leur prise en charge administrative et financière.

‎Malgré ces retards, les représentants du collectif des enseignants confessionnels ont salué les avancées annoncées au cours de cette réunion. Ils ont notamment exprimé leur satisfaction quant à la prise en compte des 809 signataires déjà référencés à la Fonction publique, tout en appelant les autorités à accélérer la mise en solde des enseignants concernés. «Depuis 2023 jusqu’à ce jour, il n’y a toujours pas de mise en solde. Nous souhaitons que le dossier avance davantage», a plaidé l’un des représentants du collectif à l’issue des échanges.

‎À travers cette rencontre et la création de la commission interministérielle, le gouvernement entend manifestement apporter une réponse plus structurée à une revendication qui continue d’alimenter les tensions dans le secteur éducatif confessionnel.

Thécia Nyomba

 
GR
 

1 Commentaire

  1. […] individuels dans les prochains mois, indicateur le plus tangible de la volonté gouvernementale. Selon Gabon Review, la séance de travail du 11 mai a marqué le coup d’envoi formel de cette nouvelle phase […]

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