La nouvelle ministre chargée de l’Enseignement professionnel, Pr Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, a engagé mardi des échanges avec les partenaires sociaux afin de rechercher une issue à la grève qui perturbe le fonctionnement du secteur depuis plusieurs mois. À l’issue de la rencontre, l’administration a évoqué une reprise prochaine des formations, sans en préciser le calendrier détaillé.

Un moment de l’échange. © GabonReview (Capture d’écran)

 

Le gouvernement tente de débloquer la situation dans l’enseignement professionnel. Une rencontre entre la nouvelle ministre de tutelle, Pr Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, et les partenaires sociaux a permis d’ouvrir, le 20 octobre, une séquence de dialogue autour d’un mouvement de grève qui affecte durablement le fonctionnement des établissements concernés.

Les discussions ont porté sur la recherche d’une sortie de crise et sur les conditions d’une reprise des activités pédagogiques. Si certains participants ont exprimé un sentiment « mitigé » à l’issue de cette rencontre, l’administration a quant à elle affiché sa satisfaction et exprimé sa volonté de parvenir à une solution qui arrangerait les différentes parties. Elle a notamment évoqué une reprise des formations dans les meilleurs délais, sur toutes l’étendue du territoire national.

Préserver toutes les chances des apprenants

Cette perspective constitue un enjeu important pour les apprenants. D’autant que les interruptions prolongées peuvent désorganiser les calendriers de formation, retarder les évaluations et compromettre la progression des élèves, notamment dans les filières où l’apprentissage pratique occupe une place centrale.

L’enseignement professionnel joue en effet un rôle déterminant dans la préparation des jeunes à l’emploi. Il doit permettre l’acquisition de compétences adaptées aux besoins des entreprises et aux priorités économiques du pays. Une crise durable dans ce secteur peut donc avoir des conséquences au-delà des établissements, en affectant les parcours d’insertion professionnelle.

Pour autant, l’ouverture du dialogue ne suffit pas à garantir une sortie de crise. Celle-ci dépendra de la capacité des parties à s’accorder sur les revendications, les engagements de l’administration et les échéances de leur mise en œuvre.

En l’absence d’un calendrier précis de reprise, les prochains échanges devront ainsi permettre de clarifier les engagements réciproques et d’établir des étapes vérifiables. Pour les élèves et leurs familles, l’urgence reste de retrouver un cadre de formation stable et de limiter les conséquences scolaires de la grève.

 
GR
 

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