HABANA

Pour sortir l’Université Omar Bongo de la crise multiforme qu’elle traverse depuis plusieurs années, le gouvernement, a lancé, il y a quelques mois, une réflexion devant aboutir à des réformes profondes dans le fonctionnement de cet établissement.

L’UOB, en août 2016. © Gabonreview

 

Le secteur de l’enseignement supérieur gabonais devrait connaître de profondes réformes dans les mois et les années qui viennent. L’annonce a été faite, jeudi 2 mars, à l’occasion du Conseil présidentiel axé sur la santé et l’enseignement supérieur. Le gouvernement entend, en effet, trouver des solutions pérennes à la crise qui secoue le secteur depuis plusieurs années, particulièrement à l’Université Omar Bongo (UOB), où le fonctionnement est de plus en plus décrié à mesure que la crise s’accentue. Pour Denise Mekam’ne, il est urgent d’en finir avec cette situation occasionnant des grèves à répétition.

Parmi les propositions envisagées par le ministre de l’Enseignement supérieur, la hausse du prix de l’inscription à l’UOB, fixé depuis plusieurs années à 9000 francs CFA. «On ne peut pas continuer à avoir une formation à 9000 francs. Ce n’est pas possible !», s’est écriée Denise Mekam’ne, disant mal comprendre que dans des établissements d’enseignement primaire et pré-primaire, les inscriptions ne se font pas à moins de 20 000 francs CFA. Au gouvernement, on pense que la hausse du prix de l’inscription pourrait permettre de réduire considérablement les charges de l’Etat quant au fonctionnement de l’UOB, alors que le budget alloué à l’Université chaque année ne fait pas moins de 3 milliards de francs, à en croire le syndicat du personnel ATOS.

L’autre grande réforme qui pourrait intervenir au sein de l’UOB et d’autres universités publiques du pays est la délocalisation du campus universitaire. En travaux de réfection depuis décembre 2014, deux ans après, la cité universitaire de l’UOB n’a toujours pas rouvert ses portes. Les travaux semblent d’ailleurs avoir été abandonnés. Seulement, au ministère de l’Enseignement supérieur, on réfléchit déjà à loger les étudiants hors des universités, y compris à l’UOB. «La cité universitaire, c’est 600 chambres. Quand on met deux (étudiants) par chambres, ça fait 1200 places. Or, on compte 23 000 étudiants. Comment peut-on tous les loger ? Aujourd’hui, il faut réfléchir, et voir s’il ne faut aller vers des partenariats public-privé, ou s’il ne faut pas mettre en place un nouveau système pour la gestion des logements des étudiants», s’est interrogée Denise Mekam’ne, rappelant qu’«ailleurs la cité universitaire est gérée par les privés» et qu’«on ne peut pas continuer à avoir une cité universitaire dans l’enceinte de l’université».

 
GR
 

11 Commentaires

  1. Jean.jacques dit :

    La solution des logements est simples et claires.construire des immeubles de 5 ã 8 etages.si tous les étudiants sont boursiés l’augmentation des frais d’inscription ne causera pas des problemes.

    • 100% gaboma dit :

      c’est toi qui va payé le sur plus? y a des étudiants qui ont du mal à payer 20 000. C’est une autre mesure pour diminuer le nombre d’étudiant dans les universités. Augmenter les frais de scolarité pour mettre les pauvres à la touche. Vive l’égalité des chances.

  2. Ozoua dit :

    Ailleurs où ?
    Toujours recommencer la mm chose … pfff

  3. Àllo 241 dit :

    Au gabon l ecole devrait être cadeau,l hôpital cadeau mais hélas vous avez détourné toute la mane pétrolière et continuez à prendre même les miettes qui restent.
    Mon pôvre Pays.

  4. Matho dit :

    Réserver un carré étudiant dans chaque « 5000 logements » réalises.

  5. Obolokogo dit :

    l’Université au Gabon, ce n’est pas que l’UOB. Les problèmes sont même. Arrêtez de ne parler comme s’il n’y avait qu’une seule université au pays.

  6. Lekouga Judicaël dit :

    Pourquoi nos gouvernants manquent d’imagination? Il est fou de constater que la référence quand il s’agit de trouver une solution est « ailleurs ». Pourtant « ailleurs » n’a pas les mêmes réalités culturelles qu’ici. N’est-il pas possible de puiser dans nos spécificités pour asseoir des solutions idoines et pérennes ?
    A une augmentation du coût de l’inscription l’on peut bien opposer une réalité très simple :
    Un Véhicule de fonction d’un ministre qui va au-delà de 25 000 000 de F CFA pourrait bien payer l’inscription de (25 000 000 / 9000) étudiants. C’est-à-dire la scolarité de près de 2750 étudiants. Allez y comprendre !
    Au lieu de penser à augmenter le prix de l’inscription, on peut commencer par réduire les charges du ministère et même les charges du CNOU et d’autres organismes en charge de la gestion de l’UOB.
    Il est évident que la majorité des étudiants louent des studios ou des chambres. Un programme bien pensé en fonction de leurs capacités de paiement permettrait de résoudre le problème des cités universitaires si jamais on s’accorde à laisser de côté les rétro commission qui sont responsables du coût élevé du prix de revient des projets dans notre pays. Est-ce un mal de le reconnaître ?

  7. Biveghe valery dit :

    C est pas vrai du tout.ils ont augmenté les frais d’inscription depuis deux ans pour le niveau doctorat.

  8. LIBERTE dit :

    Madame MEKAM’NE, vous aurez beau avoir toutes bonnes idées du monde, mais sachez que celles ci ne trouveront jamais l’assentiment du plus grand nombre pour la seule et unique raison que vous n’êtes pas légitime. Le peuple vous a t-il donné mandant pour changer, imaginer, modifier leurs habitudes? Tout le monde le sait 9000 FCFA comme frais d’inscriptions pour une université, c’est dérisoire, mais comme vous n’avez la légitimité, meme en augmentant de 1000 FCFA pour allez vous attirer les foudres des Gabonais! On vous a jugé incompétent au terme de ce qui aurait du etre votre seul et unique mandat, contre la volonté des gabonais vous avez tout fait pour vous maintenir, alors subissez et ce n’est que le début.

  9. Thierry Oyono dit :

    En fait, je ne sais pas qui sont les personnes investies de la lourde tâche de conseiller les gouvernants gabonais. Je suis étudiant. Si on augmentait les frais d’inscription qui, depuis des années, constituent une habitude que je prévois deux à trois mois même. Me dire qu’on va brutalement changer le tarif, je vous assure, je ne me suis jamais immiscé dans les grèves de l’uob, mais ce jour là, tous on verra ce que le chien a vu à ndzeng ayong. Concernant la question de la démocratisation du campus, c’est juste être idiot que de penser que moi, étudiant, j’irais rester dans un campus très loin de l’université connaissant les problèmes de déplacement qu’on connaît tous(enfin nous qui sommes en bas quoi..) à Libreville.

  10. Madame le ministre. Vous avez de très bonnes idées mais avant de les appliquer regarder d’ abord les réalités du pays c’ est pas tous le monde qui est née avec une cuillère en argent ou a des parents bien placés.vous appliquéz des sommes aux gens comme si on ramassait l argent, certains sont des orphelins et n ont pas de soutien, d autre encore sont a leurs propre frais.pensez vous qu augmenter les frais d’ inscriptions résoudront le problèmes? Êtes-vous déjà arrivé a l uob pour voir les conditions dans lesquelles ces étudiants apprennent ? les vestiaires sont payant, a manger payant.et ceux qui viennent de l intérieure pour pouvoir apprendre leur avez-vous donner des familles d accueillent pour leur prendre 50000. Cela n est rien ces pauvres étrangers qui apprennent dans cette universités vous leur demandé 300000 pour s inscrire,quoi c’est la carte de séjour qu’ils font savez-vous comment ils font pour trouver les 189000 qu’ ils donnent ? En tant que parent madame le ministre essayer de revoir vos réformes

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