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Une opération d’expropriation de terres ancestrales orchestrée par Perenco serait en cours dans le département d’Etimboué. Mobilisé aux côtés des populations locales pour dénoncer cette manœuvre, le Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG) a estimé que «Perenco doit être condamnée pour son manque de transparence du fait de sa participation à des activités illégales».

Le ROLBG dénonce une opération d’expropriation des terres orchestrée par Perenco dans le département d’Etimboue. © mapio.net

 

Département situé dans la province de l’Ogooué-Maritime, Etimboue est secoué par une affaire d’expropriation des terres. «Les instigateurs de cette tentative d’expropriation des terres du peuple Nkomi sont : le secrétaire général de la province, le directeur provincial de l’Environnement, le directeur provincial des Hydrocarbures, le directeur provincial de l’Habitat, les autorités locales en la personne de la mairesse d’Omboué et la multinationale Perenco», a indiqué le président du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG) sur sa page Facebook, le 3 octobre.

Selon Georges Mpaga, le projet d’accaparement des domaines ancestraux des communautés Nkomi, singulièrement les territoires appartenant aux clans Avogo,  Assono et Ékamamu, a pour finalité la spoliation des propriétaires légitimes qui vivent sur ces terres depuis plus de 1000 ans. Des terres de mémoire historique et sacrées pour le peuple Nkomi.

«Ce projet opaque et mafieux orchestré par la multinationale française Perenco, soutenu par  de nombreuses autorités administratives et politiques de provinces de l’Ogooué-Maritime, sous le prétexte fallacieux d’une démarche visant à résoudre les questions de sécurité liées aux pipelines qui traversent la zone de Ntchagwanongo à Patamina-entrée d’Omboué, est en réalité une vaste et insidieuse opération d’accaparement des terres des  Nkomi par la mafia internationale sous le label de Perenco», a insisté Georges Mpaga.

Face à ces agissements, les populations du département d’Etimboue ont décidé de mettre en place un «large front communautaire et patriotique» pour dénoncer et s’opposer au projet de Perenco. «Dans ce contexte, une importante campagne de mobilisation et de sensibilisation sera prochainement lancée dans tous les coins et les recoins de la zone. Des médias nationaux et internationaux ainsi que les réseaux sociaux seront mis à contribution», a annoncé le ROLBG.

Perenco est très souvent associée à des affaires louches en rapport avec ses contrats au Gabon. Un passif pour lequel la compagnie pétrolière sera désormais surveillée à la loupe. «Plus que jamais, les activités de Perenco seront étroitement surveillées par la société civile et les communautés. (…) Le ROLBG prévoit mener une campagne internationale de dénonciation contre Perenco, la saisine des tribunaux gabonais et français. Perenco doit être condamnée pour son manque de transparence du fait de sa participation à des activités illégales, opaques et de ne pas avoir souscrit à ses obligations contractuelles, notamment la violation manifeste des Codes des hydrocarbures et de l’environnement», a prévenu Georges Mpaga.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. diogene dit :

    Monsieur e médiateur, je n’arrive pas à ouvrir l’article sur la demande de démission de Nourredine Bongo…

    Que se passe t il ?

  2. La Joie dit :

    Diogène où est le rapport avec l’article? Pourquoi vous aimez vous inscrire négativement? C’est quand même curieux et étonnant.

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