Expo 2030 Riyad : le Gabon formalise sa participation et mise sur son capital naturel
Le Gabon a officiellement signé, le 28 septembre 2026 à Libreville, son contrat de participation à l’Exposition universelle Expo 2030 Riyad. Une étape qui dépasse le simple rendez-vous international : Libreville entend y promouvoir son modèle de valorisation du capital naturel, tout en renforçant son attractivité économique et sa coopération internationale.

Nina Abouna, commissaire général aux Expositions du Gabon après la signature du contrat d’exposition avec les organisateurs, le 28 septembre 2026 à Libreville. © D.R.
Le Gabon progresse dans sa stratégie de présence sur les grandes scènes internationales. Le pays a formalisé le 28 septembre 2026 à Libreville, sa participation à l’Expo 2030 Riyad, prévue du 1er octobre 2030 au 31 mars 2031 autour du thème «Imaginer demain». L’événement devrait réunir 197 pays, 29 organisations internationales et quelque 42 millions de visiteurs. Pour Libreville, l’enjeu est de profiter de cette vitrine mondiale pour présenter ses politiques et opportunités dans les domaines de la forêt, de la biodiversité, du climat, de l’innovation et de la transformation économique.
Cette signature intervient surtout à la convergence de plusieurs échéances importantes. L’année 2030 correspond à la fois à l’horizon de l’Expo de Riyad, à celui des Objectifs de développement durable des Nations unies, du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal et du Plan national de développement et de croissance (PNDC) 2026-2030 du Gabon. Une conjonction qui offre au pays l’occasion de mettre en cohérence son agenda national avec les grandes priorités internationales en matière de développement durable.
Premier pays africain à formaliser sa participation à Riyad, le Gabon entend également capitaliser sur sa position au sein du Bureau international des Expositions (BIE). Membre de l’organisation depuis 2017, le pays préside actuellement sa Commission de l’Information et de la Communication. Après Montréal en 1967, Dubaï en 2020 et Osaka en 2025, où il a obtenu un Golden Prize, Libreville inscrit ainsi Riyad dans une trajectoire de présence internationale construite sur plusieurs décennies.
Passer du discours sur la conservation à la valorisation économique du capital naturel
À Riyad, le principal enjeu sera désormais de passer du discours sur la conservation à celui de la valorisation économique du capital naturel. Le Gabon met notamment en avant la forêt, les mécanismes de financement climatique et les crédits carbone. Cette orientation trouve une illustration dans le projet «Gabon Infini», lancé en août 2026, qui vise à mobiliser jusqu’à 200 millions de dollars sur dix ans pour soutenir à la fois la conservation des écosystèmes et le développement des communautés.
Dans cette perspective, la participation gabonaise est présentée comme une «diplomatie des solutions», articulant diplomatie environnementale, économique, scientifique, bilatérale et multilatérale. Le sous-thème «Planète» de l’Expo 2030 rejoint directement plusieurs priorités nationales : protection des forêts, biodiversité, économie verte, action climatique et recherche de financements durables. Le rendez-vous saoudien doit ainsi permettre au Gabon de montrer comment son patrimoine naturel peut devenir un levier de développement, de création de valeur et de partenariats internationaux.
















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