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En cette période de l’année, depuis trois ans, le Gabon vibrait au rythme du festival Gabon 9 Provinces. Cette année, pour la quatrième édition, silence de cathédrale. Le Covid-19 dicte sa loi. Exit donc ce festival innovant, au grand dam des festivaliers, mais surtout des artistes et de toutes les petites affaires nées de ce rendez-vous annuel, devenu l’une des plus grandes rencontres culturelles nationales.

Visiblement, la quatrième édition du Festival Gabon 9 provinces n’aura pas lieu. © Gabonreview

 

Pendant trois ans, du 8 au 16 août, soit 9 jours durant, le Gabon vibrait au rythme du Festival Gabon 9 provinces. Un festival mettant en avant le Gabon cosmopolite, culturel, artistique et diversifié. En trois éditions, ce rendez-vous s’est révélé très prisé et couru de l’«été gabonais». Malheureusement, 2020 n’aura pas son festival. Le Covid-19 est apparu avec ses vicissitudes, transformant radicalement les habitudes des habitants de la planète. Le Gabon n’y a donc pas échappé. Mais ce qui surprend dans cette non-organisation du festival, c’est le silence du ministère de la Culture et des Arts.

Le festival Gabon 9 province est un rendez-vous culturel gabonais mettant à l’honneur, un jour, une province, à travers ses rythmes, ses chants, ses danses, sa musique, son artisanat, son art culinaire… Durant neuf jours, les neuf provinces du pays se font représenter par leurs porte-étendards culturels. Des hommes et des femmes rivalisant d’ardeur et de talent pour valoriser les us, coutumes, rites et traditions de leur localité, mais aussi pour se mettre en exergue. Ils expriment alors la richesse traditionnelle de leurs contrées respectives à travers ces différents arts qui reflètent la diversité culturelle du Gabon.

Si l’un des objectifs de ce festival était de faire de la culture un levier important pour le développement du pays, le Covid-19  n’a laissé aucune chance au festival. Toutefois, aucune information officielle de son annulation n’a été donnée par les autorités. Pourquoi le ministère de la Culture et des Arts n’a-t-il pas communiqué sur cet événement tant attendu. «Ne fût-ce qu’un petit message pour s’excuser et rappeler le contexte sanitaire  actuel aurait été la bienvenue. Même si les Gabonais se sont accommodés de restrictions imposées par le Covid-19, ils auraient quand même aimé qu’on leur dise quelque chose à propos de ce grand rendez-vous culturel des vacances», a déclaré un adepte de belles soirées du festival.

«On peut imaginer toutes ces personnes qui vivaient déjà grâce à ce Gabon 9 provinces. On connait tous les petites affaires qui se faisaient ou qui se sont créées autour de ce festival. On ne parle même pas des artistes qui n’ont même plus de tribune ou de scène où s’exprimer et gagner leur vie», a regretté un autre festivalier.

Lancé en 2019 par le ministre de la Culture de l’époque, Alain-Claude Bilie-By-Nze, sous le patronage du président de la République, Ali Bongo, en neuf jours d’animations culturelles au boulevard Jean Paul II de Libreville, ce rendez-vous attirait du monde ;  les jeunes qui aspirent à se réapproprier leur histoire commune et les adultes désireux simplement de décompresser après de longues de journées de travail. C’était l’occasion pour les populations gabonaises et tous ceux qui vivent dans le pays de découvrir et de comprendre l’étendue de la diversité culturelle du Gabon.

 
GR
 

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