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Comme annoncé en février dernier, le leader mondial de la sécurité numérique est traîné devant les tribunaux français pour corruption passive ou active d’agents publics étrangers.

Les signataires de la plainte et quelques soutiens. © Facebook/marc.onaessangui

Les signataires de la plainte et quelques soutiens. © Facebook/marc.onaessangui


 
Ainsi qu’ils l’avaient annoncé en février dernier, le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), les représentants des sociétés civiles gabonaise et guinéenne ont interpelé, le 3 mars dernier, le procureur de la République française près le tribunal de grande instance de Paris (France) à travers une plainte pour «corruption passive ou active d’agents publics étrangers», réprimée par l’article 435-1 du Code pénal français. La structure visée par leur initiative : Gemalto, qu’ils accusent de partialité et d’absence de transparence, alors qu’elle avait été choisie par le gouvernement gabonais pour établir le nouveau fichier électoral biométrique avant la tenue des élections municipales de décembre 2013.
Le leader mondial de la sécurité numérique devrait donc prochainement répondre de cette lourde accusation portée notamment par Marc Ona Essangui, secrétaire exécutif de l’ONG Brainforest, Louis-Georges Tin (Cran-France) et Jean-Jacques Eyi Ngwa (Ogarseai). Les requérants disent condamner «l’inertie manifestée par la justice gabonaise à saisir le tribunal de Paris aux fins douverture dune enquête préliminaire» depuis le dépôt à Libreville, en juillet 2014, de la première plainte. Or, font-ils remarquer au procureur, «la société civile gabonaise est victime de détournements de fonds publics par corruption active ou passive, de fonctionnaires nationaux», alors que rien de concret et de viable n’a été réalisé par Gemalto s’agissant de la biométrie au Gabon.
 

 
GR
 

0 Commentaires

  1. Claudia K dit :

    L’article précise que des représentants des sociétés civiles gabonaise et guinéenne ont porté plainte avec CRAN. Il me semble ici qu’il n’y a que 2 représentants d’associations gabonaises Brainforest et OGARSEAI sans aucune mention d’une ONG guinéenne. Concernant la société civile gabonaise, je m’étonne aussi de la présentation systématique qu’est faite de M. Marc ONA ESSANGUI comme Secrétaire Exécutif de l’ONG Brainforest. Sauf erreur de ma part, le mandat de l’ONG est présenté comme tel « notre mission aboutir à une société Gabonaise dans laquelle l’environnement sera protégé avec la participation active des populations ». Je ne vois pas le lien avec la plainte déposée ici. Il y a ici un mélange des genres avec une ONG à vocation environnementale utilisée à d’autres fins que celle pour laquelle elle a été créée. L’ONG ne devrait pas être utilisée pour défendre des prises de position personnelle. Il devrait s’agir soit d’une démarche individuelle qu’entreprend le citoyen ONA ESSANGUI ou via une formation politique. Il ne s’agit pas de se dire représentant de la société civile si on engage une ONG faisant dans l’environnement dans ce genre de dossier. Formidable mélange de genres et de mandats…

  2. imagine56 dit :

    Oui, il était temps de relancer cette plainte, et j’espère que le procureur de la république française n’a rien de commun avec notre Ouwè qui passe son temps à attendre les instructions de son amant Accrombessi (dixit Lanlair)
    Gemalto doit répondre de ses actes, il a été soudoyé par le pouvoir, en effet cette biométrie façon-façon ne correspond en rien à la description de feu Pierre MAMBOUNDOU.Cette biométrie n’a rien apporté comme changement, les résultats des élections sont tjrs tronquées.

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