Filière ananas : à Belle-Ville, produire davantage ne suffit pas
En visite dans le département de l’Okano, puis en séance de travail avec les représentants de la coopérative à Libreville, le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, a annoncé un appui matériel et financier aux producteurs d’ananas de Belle-Ville. Reste à résoudre les difficultés d’acheminement des récoltes vers les marchés, notamment celui de Libreville.

Un moment des échanges entre les membres de la coopérative et le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, le 16 octobre 2026, à Libreville. © Communication gouvernementale
Les producteurs d’ananas de Belle-Ville, dans le département de l’Okano, près de Mitzic, peuvent-ils compter sur un accompagnement durable de l’État ? C’est l’enjeu des échanges engagés entre leur coopérative et le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy. Après une visite de terrain dans cette exploitation agricole du Woleu-Ntem, le membre du gouvernement a reçu, le vendredi 16 octobre 2026 à Libreville, une délégation conduite par le président de la coopérative, Arthur Obiang Ovono.
Cette structure regroupe 57 membres et exploite des plantations couvrant plus de 200 hectares. Un potentiel agricole significatif, mais dont la valorisation demeure entravée par plusieurs contraintes, notamment les difficultés d’acheminement des récoltes vers les principaux centres de consommation.
Un appui matériel et financier annoncé
Au cours de sa visite à Belle-Ville, Pacôme Kossy a annoncé la mise à disposition d’un second tracteur ainsi qu’une contribution financière personnelle en faveur des producteurs. Il a également invité les responsables de la coopérative à poursuivre les échanges avec les services techniques de son département ministériel, afin d’identifier des solutions adaptées à leurs besoins.
La rencontre du 16 octobre s’inscrit dans le prolongement de cette démarche. Elle doit permettre d’approfondir les discussions sur le renforcement des capacités de production et l’amélioration des conditions de commercialisation. Si l’accès aux équipements constitue un levier pour accroître les rendements, l’écoulement des produits reste une préoccupation majeure pour les exploitants.
Le défi de la commercialisation
Au-delà des annonces, la filière doit surmonter les obstacles logistiques qui limitent la rentabilité des exploitations. L’acheminement des ananas vers Libreville, la disponibilité des moyens de transport et l’accès à des débouchés réguliers conditionnent directement les revenus des producteurs.
Pour le gouvernement, l’enjeu est aussi de renforcer la production nationale et de réduire la dépendance du Gabon aux importations alimentaires. Mais cet objectif suppose un accompagnement qui ne se limite pas à la fourniture d’équipements : il implique également des circuits de distribution fiables et des solutions de transport adaptées.
À Belle-Ville, la concrétisation des engagements annoncés sera donc déterminante. Elle permettra de mesurer la capacité des pouvoirs publics à transformer le potentiel de cette coopérative en une activité agricole durable, créatrice de revenus et contribuant à la souveraineté alimentaire du pays.
















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