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L’Engong Stadium, communément appelé stade d’Oyem, va être placé sous surveillance du 2e bataillon d’infanterie d’Eyanessi après l’incendie récemment commis par un groupe masqué auto-dénommé «Cellule du grand nord». Des matchs de championnats nationaux de football devraient bientôt s’y jouer.

Abandonné et récemment objet d’un incendie criminel, le stade d’Engong a été placé sous surveillance militaire. © D.R.

 

Frédéric Ndounda, secrétaire général du ministère des Sports, était en séjour dans le Woleu-Ntem, le 9 mai dernier. En compagnie d’une délégation composée du directeur des Sports du Woleu-Ntem, Jean-Louis Mezui M’Assa, des forces de sécurité et de défense, il est allé mesurer l’importance des dégâts dans le lodge présidentiel, incendié par des vandales il y a quelques semaines (lire «Les vandales de l’Engong Stadium d’Oyem»).

Inventaire des dégâts et perspectives de réutilisation du stade

Arrivée à l’Engong Stadium de la délégation conduite par Jean-Louis Mezui M’Assa et visite. © D.R.

Outre les murs et plafonds carbonisés, la mission a trouvé, sur les lieux, le bidon d’essence vide ayant servi à incendier le salon d’honneur et constaté la destruction de 5 fauteuils, un climatiseur, quelques télécommandes et la disparition de plusieurs écrans plasma.

Après évaluation des dégâts, le secrétaire général du ministère des Sports a indiqué : «depuis un certain temps, nous réfléchissons à la possibilité de faire jouer ici le championnat national de 1ère  et 2e divisons du Gabon. Nous avons également envisagé, dans le cadre du lancement des championnats scolaires et universitaires, d’utiliser cette infrastructure et nous restons dans cette optique et dynamique. Nous allons d’abord régler les problèmes du moment, ensuite nous allons nous occuper de la remise en état de ce stade

Des soldats, de l’électricité et de l’eau

Le ministère des Sports entend donc remettre, dans les tout prochains jours, l’éclairage du stade et sa sécurisation «à travers le déploiement des forces de défense et de sécurité». Selon le quotidien L’Union, les soldats du 2e bataillon d’infanterie d’Eyanessi sont chargés de la surveillance et protection de l’infrastructure sportive jusqu’à nouvel ordre. Le colonel du bataillon et le directeur provincial des sports du Woleu-Ntem ont été chargés d’assurer la coordination des opérations, avec la contribution de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) qui se chargera d’alimenter le stade en énergie la nuit tombée.

D’une capacité de 25.000 places, le stade d’Engong est abandonné depuis 4 ans après la Can 2017 dont elle avait abrité la poule C. Non sécurisé ni entretenu, l’édifice construit à coût de milliards de francs CFA, croupit dans la haute herbe et les buissons d’arbustes. Situé en pleine forêt loin des villages, le stade n’était jusque-là que gardé que par un jeune gabonais, ancien gardien de l’un des chefs du chantier de nationalité chinoise. Il a été interpellé pour les besoins d’enquête suite à l’incendie.

 
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2 Commentaires

  1. Lavue dit :

    C’est ça la politique de l’Emergence. On a l’impression d’être dans un cirque. Tout le monde savait qu’organiser une deuxième édition de la CAN ne pouvait pas être une priorité pour l’Etat. Les seuls qui avaient un intérêt dans cette bêtise, c’était ALI BONGO et ses associés dans les marchés publics. Les parlementaires gabonais comme des moutons avaient validé ce projet insensé. Voilà le résultat. Un véritable gâchis, comme le stade de Port-Gentil également alors que le pays n’a pas de salles de classes et des hôpitaux en nombre suffisant. Je n’ose pas aborder les autres points sombres tel que la route ou l’éducation.
    Tant que l’élu Gabonais, le PDGiste tout particulièrement, continuera d’agir comme caution aux agissements du gouvernement et de son président en chef, rien n’y ferait on ne sortira jamais de l’auberge. Le mal est profond car le Gabonais est de plus en plus faible devant l’appât du gain, devant l’argent facile, et cette situation va s’empirer. A cause surtout de la posture adoptée par les PDGistes, soi-disant représentants du peuple au parlement. ALi comme son père est dans son rôle, se maintenir le plus longtemps au pouvoir peu importe que le pays avance ou pas.
    C’est ainsi. Quand le Gabonais auront compris qu’il faut en finir avec le PDG et essayer un nouveau départ, l’espoir pourrait renaître. Mais là, là, c’est foutu.

  2. moundounga dit :

    Bjr.Morceau choisi »: « Nous réfléchissons à la possibilité de faire jouer ici le championnat national de 1ère et 2e divisons du Gabon. Nous avons également envisagé, dans le cadre du lancement des championnats scolaires et universitaires, d’utiliser cette infrastructure et nous restons dans cette optique et dynamique ». Vous remarquerez que les verbes utilisés (réfléchir, avoir, utiliser, rester) à l’exceptions du terme « envisagé » sont conjugués à la 1ere personne du pluriel. Cela indique la représentation d’un groupe dont fait partie la personne qui parle. En fin de compte la sortie du tunnel pour le stade d’ENGONG risque d’être un véritable chemin de croix. Croisons les doigts. Amen.

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