Franceville : une employée du CIRMF retrouvée morte, une lettre accable son environnement professionnel
Le quartier Hibiscus, dans le 2ᵉ arrondissement de Franceville, est sous l’émoi après le décès de Graciella Mamboundou Maroga, 33 ans, gestionnaire des établissements sanitaires sous contrat au Centre interdisciplinaire de recherches médicales de Franceville (CIRMF). Les autorités judiciaires ont toutefois ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame.

Graciella Mamboundou Maroga (en arrière-plan) se serait suicidée suite à un profond mal-être lié à son environnement professionnel. © GabonReview (montage)
Retrouvée morte à son domicile familial le mercredi 10 juin, aux environs de 17 heures, Graciella Mamboundou Maroga, 33 ans, aurait mis fin à ses jours, selon les premiers éléments de l’enquête. La victime aurait été découverte pendue dans sa chambre. Toutefois, si la piste du suicide est, à ce stade, privilégiée, les autorités judiciaires ont néanmoins ouvert une enquête afin de déterminer avec précision les circonstances exactes de ce drame.
Plusieurs sources concordantes précisent qu’une lettre attribuée à la défunte aurait été découverte sur les lieux. Adressé à ses proches, le document évoquerait un profond mal-être lié à son environnement professionnel. Elle y dénoncerait notamment des pressions psychologiques ainsi que des faits présumés de harcèlement moral qu’elle aurait subis dans l’exercice de ses fonctions. Plusieurs collaborateurs du CIRMF y seraient cités.
Dans cette correspondance, Graciella Mamboundou Maroga affirmerait ne plus supporter une situation qu’elle estimait vivre depuis plusieurs mois, se disant victime d’une forme de persécution permanente.
Une enquête ouverte pour élucider les circonstances du drame
Informé des faits, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Franceville s’est rendu sur les lieux, accompagné des éléments de l’antenne provinciale de la Police judiciaire du Haut-Ogooué. Les constatations d’usage ont été effectuées et une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes du décès.
Toujours dans le cadre de l’affaire, les personnes citées dans la lettre auraient été entendues par les enquêteurs en procédure préliminaire. Les autorités devront notamment vérifier la véracité des accusations formulées dans ce document et établir si elles ont pu, le cas échéant, jouer un rôle dans le passage à l’acte présumé de la défunte.
Un drame qui va bien au-delà de l’émotion suscitée, car elle remet sur la table la question du harcèlement moral en milieu professionnel. Un phénomène souvent difficile à établir, mais dont les conséquences psychologiques peuvent être particulièrement graves lorsqu’il n’est ni détecté ni pris en charge.
Thécia Nyomba















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