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N’ayant que très peu apprécié l’intervention, mercredi, du député du Mouvement démocrate (MoDem) sur l’état de santé du président gabonais 20 mois après son accident vasculaire cérébrale (AVC), le ministre des Sports, Franck Nguema, répond à Bruno Fuchs qu’au Gabon, «les institutions fonctionnent et son stables».

Franck Nguema et Bruno Fuchs © D.R. /collage Gabonreview

 

Franck Nguema n’a pas du tout apprécié l’immixtion, mercredi 8 juillet, de Bruno Fuchs dans la vie politique du Gabon et même dans l’intimité d’Ali Bongo. Interpellant le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian sur la politique française en Afrique, le député de la 6e circonscription du Haut-Rhin a en effet affirmé qu’au Gabon, à la suite de son AVC survenu en octobre 2018 à Riad, en Arabie saoudite, le chef de l’État «n’est plus en mesure de présider son pays depuis 18 mois en raison de son état de santé».

Sur sa page Facebook, le ministre gabonais des Sports a clairement exprimé sa désapprobation, répondant au député du MoDem et président délégué de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie que le Gabon pouvait se passer de ses «jugements de valeur».

Pour Franck Nguema, fervent défenseur d’Ali Bongo, surtout depuis le début des ennuis de santé de ce dernier, les propos du député français qu’il présente comme un «communicant très actif en Afrique» visent à «déstabiliser la clef de voûte » des Institutions gabonaises». Or, assure-t-il, au Gabon, ces institutions «fonctionnent et sont stables».

 
GR
 

7 Commentaires

  1. SERGE MAKAYA dit :

    Cet homme me donne envie de gerber. Et en plus, avec des gens de son espèce, j’ai souvent honte d’être fang. A Ntare Nzame !!!

  2. Lavue dit :

    Pauvre tribaliste. Repars dans ta brousse du Nord retrouver tes semblables et reprend ton vrai nom de sauvage. Y a pas de MAKAYA chez les Panhouings, que je sache.
    Tu pollues ce média avec tes bassesses.

  3. beka dit :

    Le débat soulevé par la sortie du député français Bruno Fuchs ne peut réellement heurter que les ministres gabonais ou les collaborateurs d’Ali Bongo. Pas étonnant. Quand on s’attaque à leur chef, eux, se soucient d’autre chose.

    Par exemple, alors que les Gabonais savent combien Ali Bongo est pointilleux sur les questions de sécurité dans son pays, on apprenait hier que le Silam, super dispositif sécuritaire gabono-français, placé depuis sa création sous le contrôle direct du chef de l’Etat gabonais en personne, n’a plus de contacts avec ce dernier depuis plusieurs mois. Où est-il alors ?

    Dès cet instant, il semble tout à fait légitime que les Gabonais s’interrogent sur le donneur d’ordres à la présidence de la République gabonaise. A cette question, ils ont le droit d’avoir une bonne réponse, car ils voudraient savoir s’il s’agit de quelqu’un qui est revêtu de leurs suffrages ou d’un autre qui fait valoir d’autres relations inconstitutionnelles ? Dans ces conditions, lorsqu’une voix se lève au parlement français pour confirmer leurs doutes sur la santé du chef de l’Etat gabonais, les Gabonais ont tendance à lui accorder quelque crédit… Et trouver légitime que Franck Nguéma défende plutôt son bout de pain qu’autre chose.

    A présent, il ne s’agit plus de défendre des individus, mais d’intercéder pour toute la nation gabonaise. Pourquoi nos dirigeants n’accordent-ils aucun crédit à l’opinion de leurs concitoyens ? Dans cette affaire, Bruno Fuchs n’a pas dit que les institutions ne fonctionnent pas à Libreville. Il a parlé d’un autre sujet dont dépendent la légalité de ces institutions.

  4. Milangmissi dit :

    Franck Nguéma semble ignorer qu’ali bongo possédait la nationalité française avant de nous quitter donc les français parlent de leur compatriote.

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