TATIE

Les experts de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ont entamé, le 9 novembre, par vidéoconférence, l’examen des avant-projets de textes devant permettre la rationalisation de ces deux communautés.

Le président de la Commission de la Cemac, Daniel Ona Ondo et les experts se concertent sur le cadre réglementaire en vue de la fusion de la CEEAC et de la Cemac. © D.R.

 

Le processus de fusion des deux Communautés économiques de l’Afrique centrale se poursuit. Le 9 novembre, le Comité de pilotage (Copil Cer-ac) s’est réuni par vision conférence pour examiner les avants projets de textes juridiques qui organisent la rationalisation de ces deux Communautés économiques régionales (CER) en vue de la formation de la fondation d’une nouvelle entité économique régionale. Les  experts des deux zones devront débattre du rapport sur le rapprochement des cadres institutionnels de ces institutions.

Les documents sont constitués, entre autres, des avant projets de Traité constitutif, des avant projets de convention et protocole devant régir les institutions, les organes et agences d’exécution qui formeront la nouvelle architecture institutionnelle communautaire de la sous-région.

Durant ces travaux, le directeur régional de la Commission économique africaine (CEA) pour l’Afrique centrale, Antonio Pedro, a réaffirmé l’engagement de l’institution onusienne à accompagner le processus de rationalisation en cours entre la Cemac et la CEEAC. Il soutient que ce processus devrait permettre à la sous-région, de parler d’une seule voix, audible et claire, et de s’inscrire dans une nouvelle dynamique d’intégration régionale.

En choisissant de fusionner les deux entités, les responsables des pays membres de ces Communautés souhaitent ainsi résoudre le problème de la faible intégration, mais aussi du faible niveau de commerce entre les pays, l’insuffisance des ressources financières et de l’insécurité accablante. Au final, cela permettra la création d’un marché commun d’environ 200 millions de consommateurs. Une approche censée booster les économies des pays membres et les échanges intra-communautaires.

Prenant la parole lors de ces travaux, le président de la Commission de la Cemac, le Pr Daniel Ona Ondo, a insisté sur l’amélioration significative de la compétitivité des économies de l’Afrique centrale, sur la réduction du gap infrastructurel et sur la rationalisation des deux CER qui permettra d’unir les efforts, de capitaliser les expériences acquises et de rendre plus effective la libre circulation des hommes, des biens et des services.

Les travaux s’achèvent le 13 novembre prochain. Les textes validés devront être transmis aux ministres qui, à leur tour, les enverront aux chefs d’Etats et de gouvernement qui les valideront en dernier ressort.

 
GR
 

4 Commentaires

  1. dibaku dit :

    La fusion pour quelle monnaie ?

    That is the deeply question!

    c’est archi nulle votre truc.

  2. Charles Mayala dit :

    Faut-il peut-être commencer par construire un vrai réseau routier pour interconnecter les différentes régions de la zone économique, car, comment développer les échanges s’il n’y a pas de routes?? terrestres bien sur, mais aussi maritimes et aériennes.

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