Selon le procès-verbal de centralisation de la Commission nationale des élections professionnelles (CNEP), les scrutins organisés les 28 avril et 13 mai derniers au Gabon ont mobilisé 111 syndicats dans les différents ministères et administrations publiques. Plus de 67 000 agents étaient appelés à désigner leurs représentants syndicaux. Une participation de 63,15 % a été enregistrée au terme de ces premières élections professionnelles dans le pays. 

Au total, 67 037 agents publics étaient inscrits sur les listes électorales. Parmi eux, 42 334 ont effectivement voté, pour 39 766 suffrages valablement exprimés. © D.R.

 

Le processus des premières élections professionnelles gabonais a livré ses principaux enseignements. Réunie du 15 au 17 mai 2026, la Commission nationale des élections professionnelles (CNEP), présidée par Alain Jules Monangze, a procédé à la centralisation des résultats des scrutins organisés les 28 avril et 13 mai derniers.

Dans le secteur public, au total, 67 037 agents étaient inscrits sur les listes électorales. Parmi eux, 42 334 ont effectivement voté, pour 39 766 suffrages valablement exprimés. Le taux global de participation s’établit ainsi à 63,15 %. Les élections devaient permettre de pourvoir 259 sièges syndicaux dans l’ensemble des administrations concernées.

Le procès-verbal fait également état de 2 568 bulletins blancs ou nuls et précise que 54 syndicats ont obtenu au moins un siège, soit 48,65 % des organisations engagées dans le processus.

L’Éducation nationale et les Finances dominent en nombre de syndicats

L’analyse des résultats par ministère met en évidence une forte concentration des candidatures dans certains départements ministériels.

Le ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique arrive largement en tête avec 25 syndicats en lice. Il est suivi du ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, qui comptait 18 organisations syndicales candidates.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que celui de la Santé occupent la troisième position avec 11 syndicats chacun. Viennent ensuite le ministère de la Jeunesse, des Sports et du Rayonnement culturel (5 syndicats) ; le ministère des Transports, de la Marine marchande et de l’Aviation civile (5 syndicats) ; les ministères du Commerce, de la Communication et des Travaux publics (3 syndicats chacun).

À l’inverse, plusieurs départements ministériels n’ont enregistré qu’une seule organisation syndicale en compétition, notamment les Affaires étrangères, les Eaux et Forêts, la Fonction publique, l’Industrie, les Mines, la Mer ou encore la Réforme des institutions.

Une réforme destinée à mesurer la représentativité syndicale

Selon le gouvernement gabonais, ces élections professionnelles visent principalement à restructurer le dialogue social dans l’administration publique et à établir une représentativité syndicale fondée sur les suffrages des agents publics. Les autorités présentent ce scrutin comme un mécanisme destiné à identifier les organisations syndicales les plus représentatives afin de renforcer la légitimité des partenaires sociaux dans les négociations avec l’État.

Le gouvernement a également mis en avant la volonté d’assainir le paysage syndical du secteur public, longtemps caractérisé par une multiplication des organisations sans véritable poids électoral. La CNEP avait notamment fixé un seuil de représentativité de 10 % des suffrages exprimés pour l’attribution des sièges dans chaque entité administrative.

Dans plusieurs ministères, seuls un ou deux syndicats ont ainsi franchi ce seuil, tandis que de nombreuses organisations n’ont obtenu aucun siège.

Ces premières élections professionnelles constituent désormais une base de référence pour les futures négociations sociales dans la Fonction publique gabonaise.

 
GR
 

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