HABANA

Pour la première fois en 4 ans d’existence, le Festival Gabon 9 provinces fait des artistes et prestataires mécontents. Réclamant leurs cachets après prestation, ils ont investi l’esplanade du ministère de la Culture le 27 janvier et barricadé l’entrée principale.

Quelques artistes en colère le 27 janvier. © Gabonreview

 

Les artistes et les prestataires ayant participé à la 4e édition du Festival Gabon 9 provinces n’ont toujours pas reçus leurs cachets. Exaspérés, près d’un mois après la fin des festivités, ils ont décidé de donner de la voix. «On devait être payé depuis le 31 décembre mais jusqu’à présent, on a rien eu», a déclaré le 27 janvier, La go androïd. Estimés à un peu plus de 120 artistes et prestataires, ils avaient signé des contrats qui, à en croire l’artiste Aimé Pounah, stipulaient entre autres, que «le paiement du cachet de l’artiste ou du groupe, sera effectif dans les locaux du ministère de la Culture et des arts sous la supervision d’un contrôleur budgétaire, au plus tôt à la fin de l’enregistrement de l’artiste si toutes les modalités pratiques sont réunies par l’organisateur et au plus tard, le dernier jour de diffusion du Festival Gabon 9 provinces». Le dernier jour de diffusion, rappelle-t-il, «était le 31 décembre 2020».

Les artistes exprimant leur mécontentement ont barricadé l’entrée principale du ministère de la Culture. © Gabonreview

«On a presté en bon parce qu’on avait confiance au ministre», s’est exprimé Arnold Djoud selon qui, cette année les cachets devaient être revalorisés parce que les artistes n’ont pas été soutenus durant la période du Covid. «On a fait notre travail ça été diffusé à la télévision et sur les réseaux sociaux. Jusqu’à présent nous ne sommes pas payés. On était censé être payé à la 9e diffusion donc au plus tard le 31 décembre 2020. Nous sommes aujourd’hui le 27 janvier et on a rien du tout, même pas un copeck», a-t-il dit. «Notre argent, c’est tout ce qu’on demande», ont tour à tour déclaré les artistes, mais aussi, les prestataires qui eux, se disent asphyxiés d’autant plus qu’ils ont dû utiliser leur argent pour pouvoir honorer leurs contrats. «Moi j’ai été prestataire. J’ai dû préfinancer. C’est-à-dire que j’ai pris de l’argent ailleurs, pour pouvoir honorer mon contrat. Jusqu’aujourd’hui rien», a déclaré Giscard Cholot, l’un d’eux.

Les artistes disent avoir été reçus à ce propos il y a 3 semaines, mais jusqu’à présent, aucune situation n’a été décantée. Mieux, depuis lors, le ministre n’a plus donné de suite. Ce qui les a amenés à barricader le 27 janvier, l’entrée principale du ministère de la Culture. «Il nous promettait que ça allait se faire, qu’il y avait des pesanteurs dans le circuit financier et qu’on devait patienter mais jusqu’à présent rien du tout. Nous demandons ce qui nous revient de droit», a déclaré Arnold Djoud. «Nous avons fait des éditions de Gabon 9 provinces, on n’a jamais eu ce genre de problème», a renchéri Clarisse Mouassi. Certaines indiscrétions indiquent que le ministre de la Culture a saisi le Premier ministre pour que cette question soit réglée.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Serge Makaya dit :

    PAUVRES ARTISTES POUR NE PAS DIRE RIGOLOS ARTISTES. VOUS METTEZ VRAIMENT VOTRE CONFIANCE EN CE RÉGIME POURRI ? A NTARE NZAME !! PITIÉ DE VOUS !!

    NE COMPTEZ JAMAIS SUR UN ÉTAT VOYOU, UN RÉGIME USURPATEUR. LE VOLEUR, LE BANDIT, L’USURPATEUR VA VOUS APPORTER QUOI ? ARNOLD DJOU, MON FILS, NEST-CE PAS TOI QUI SOUTIENS LE RÉGIME SANGUINAIRE DES BONGO ? A NTARE NZAME !! PITIÉ DE TOI !! CES GENS NE VOUS APPORTERONT QUE DES MALHEURS.

    METTEZ-VOUS DU CÔTÉ DU PEUPLE POUR LES COMBATTRE. VOUS AUREZ TOUT A GAGNER EN FAISANT AINSI. APPRENEZ AUSSI À VOUS SOUTENIR RÉCIPROQUEMENT. MONTEZ ENTRE VOUS UNE FORME DE TONTINE QUE VOUS RESPECTEZ SCRUPULEUSEMENT. C’EST L’UNION QUI FAIT LA FORCE.

    SI LE PEUPLE GABONAIS, QUI SE BAT DEPUIS PLUS DE 50 ANS POUR SE LIBÉRER DE CE RÉGIME SORTI TOUT DROIT DES ENTRAILLES DE L’ENFER, VOUS SOUTIEN, APPRENEZ AUSSI À ÊTRE DU COTÉ DU PEUPLE. SANS LUI, VOUS N’ÊTES RIEN. ET ÇA, VOUS LE SAVEZ BIEN.

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