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Après un arrêt dû à la pandémie de Covid-19, l’Agence nationale des parcs nationaux du Gabon (ANPN) a relancé, ce jeudi 24 novembre à l’arboretum Raponda Walker, le concept des «Classes vertes» avec les élèves de l’école publique de Nzeng-Ayong Lac. Une initiative financée par TotalEnergies Gabon visant, entre autres, à susciter des vocations chez les jeunes au profit de la préservation de la nature.

Des élèves pendant la classe verte, le 24 novembre 2022, à l’arboretum Raponda Walker. © Gabonreview

 

Au contact d’un écoguide. © Gabonreview

Parmi la trentaine d’élèves venus ce jeudi matin faire la découverte de la pépinière de l’arboretum Raponda Walker au nord de Libreville, Judes Armani Boma et Prunelle Mounkondji, tous deux en classe de 5e année à l’école publique de Nzeng-Ayong Lac, disent avoir beaucoup appris de leur excursion. L’un dit avoir appris que «la déforestation n’est pas une bonne chose», d’autant que «la nature est utile à l’homme», et l’autre que «l’Okoumé peut servir à fabriquer des meubles et même des tableaux d’école».

© Gabonreview

Les «Classes vertes» ont donc bel et bien été relancées à l’ANPN après un coup d’arrêt imposé par la Covid-19. Et Dr Stephan Ntie rappelle en effet que cette initiative bénéficiant du soutien financier de TotalEnergies Gabon vise à éveiller les consciences chez les plus jeunes en matière de protection de la nature. «Le but est d’intéresser nos enfants, notamment les élèves du cycle primaire à la diversité des plantes et des arbres qu’on trouve dans nos forêts. Cela permet de sensibiliser de façon générale les populations de Libreville, parce que lorsqu’on touche aux enfants, on touche leurs familles. Ces classes vertes visent également à susciter des vocations. Aujourd’hui, c’est nous qui protégeons et valorisons la biodiversité, il faut pourtant qu’on ait une relève dans un avenir proche, et cette relève sera assurée par nos enfants», explique le conseiller scientifique du secrétaire exécutif de l’ANPN.

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Plus de 18 000 élèves sensibilisés

Lancé en 2015 sur l’idée d’un compatriote, le défunt Séverin Essame, le concept des «Classes vertes» a vu la participation de 50 établissements scolaires de la capitale aussi bien publics que privés. Selon Andréa Minkwe épouse Biong, Gestionnaire de l’arboretum Raponda Walker, ce sont plus de 18 000 élèves qui ont été accueillis et sensibilisés dans le cadre de cette session d’éducation environnementale. «De 2015 à 2019 avant la pandémie, nos effectifs sont passés de 1 600 élèves par mois à environ 2 400 par mois», assure-t-elle.

 
GR
 

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