HABANA

 

Mac Hudson Okouma Ndoulou, Hétane Menson Niabolo et Diane Bouyou ont été innocentés par le tribunal de Libreville le 26 mars, après avoir été arrêtés en possession de pointes d’ivoire. Pour Conservation Justice, la libération des présumés trafiquants réduit les efforts du gouvernement et ses partenaires dans la lutte contre le trafic des animaux protégés.

Pour Conservation Justice, la libération récente de présumés trafiquants réduit les efforts du gouvernement et ses partenaires dans la lutte contre le trafic des animaux protégés. © D.R.

 

Les efforts consentis par l’État pour lutter contre les grands trafics dans le pays sont réduits à néant. C’est la triste conclusion à laquelle est parvenue Conservation Justice après les réquisitions le 26 mars au tribunal de Libreville, ayant conduit à la libération de présumés trafiquants d’ivoire. «Cette libération réduit malheureusement les efforts importants du gouvernement gabonais et de ses partenaires dans la lutte contre le trafic des animaux protégés», a affirmé l’ONG.

«Ces efforts peuvent être facilement remis en cause si les poursuites contre les délinquants et les criminels ne sont pas efficaces et si les sanctions ne sont pas dissuasives. Et cela paraît clairement être ici le cas. Pourtant, le parquet avait bien retenu les différentes infractions lors du déferrement, comme cela avait été régulièrement le cas depuis le renforcement de la législation contre les grands trafics en 2019», a regretté Conservation Justice.

Mac Hudson Okouma Ndoulou, Hétane Menson Niabolo et de Diane Bouyou, déjà libérée avant le procès, ont été interpellés courant mars en possession de pointes d’ivoire. Ils ont finalement été libérés alors même qu’ils ont été cités par Régis Florent Ikengui, désigné dans cette affaire comme propriétaire des pointes d’ivoire, arrêté par la Police judiciaire (PJ) le 2 avril à Lastoursville.

«Les réquisitions du ministère public allant dans le sens de les disculper sur une affaire de flagrant délit de détention et de tentative de vente de pointe d’ivoire paraissent décevantes. Ces réquisitions ont manifestement négligé les faits relatés par les prévenus eux-mêmes, les aveux obtenus ainsi que les conclusions des enquêtes préliminaires qui semblaient clairement établir la complicité des détenus, qui avaient été arrêtés avec de l’ivoire qu’ils détenaient et tentaient de commercialiser», a conclu Conservation Justice.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Teddy dit :

    Plutôt écrire : PALAIS D’INJUSTICE.

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