Au terme de cinq jours d’échanges soutenus, la Commission de l’Éducation, de la Culture et de la Communication (CECC) de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie a clos ses travaux, au Palais Léon Mba, siège de l’Assemblée nationale gabonaise, sur une note d’engagement collectif. À la croisée des enjeux éducatifs, culturels, informationnels et sanitaires, ces assises ont permis de dégager des orientations communes, qui traduisent une volonté affirmée d’agir de manière concertée face aux défis partagés.

Les membres de la Commission de l’Éducation, de la Culture et de la Communication (CECC) de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie lors des travaux. © D.R.

 

Du 22 au 26 avril, au Palais Léon Mba de l’Assemblée nationale, à Libreville, la Commission de l’Éducation, de la Culture et de la Communication (CECC) de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a tenu des travaux marqués par une forte densité politique et technique, avec en fil conducteur une même exigence, à savoir traduire les échanges en réponses concrètes pour l’espace francophone. Éducation, pluralité linguistique, patrimoine, désinformation et santé ont structuré des débats qui ont débouché sur une feuille de route commune, au terme d’une session présentée comme un moment de responsabilité partagée.

Porter des réponses concrètes aux préoccupations de nos populations

Députés et sénateurs issus de l’espace francophone ont fait de ce rendez-vous un véritable creuset de réflexion sur les politiques publiques contemporaines. Dès l’ouverture, les parlementaires ont placé la rencontre sous le signe de la coopération et de l’efficacité, en soulignant que la Francophonie parlementaire devait servir de cadre à des solutions adaptées aux réalités des États membres. Le président de la CECC, Laurent Wehrli, a donné le ton en affirmant que «nos échanges doivent être à la hauteur des défis actuels».

«En tant que parlementaires, nous avons la responsabilité de porter des réponses concrètes aux préoccupations de nos populations», avait-il dit. Dans le même esprit, le 4e vice-président de l’Assemblée nationale, Roland Matsiendi, a salué «un engagement commun à faire vivre une francophonie dynamique, fondée sur le dialogue et la coopération». Pour lui, ces assises s’inscrivent aussi dans une mise en valeur du patrimoine culturel gabonais.

© D.R.

À la clôture, le président de la CECC a salué la densité et la portée des travaux. «Nous avons démontré que la Francophonie parlementaire est un véritable laboratoire d’idées. Les recommandations adoptées ici sont le fruit d’une réflexion collective et d’une volonté d’agir», a-t-il fait savoir. Au cœur des débats, la question de l’éducation a occupé une place prépondérante, notamment à travers la condition des enseignants de français et la promotion du multilinguisme. Plusieurs intervenants ont plaidé pour des systèmes éducatifs plus inclusifs, capables de concilier la valorisation des langues nationales et le rayonnement du français, tout en s’adaptant aux réalités locales.

Une large place aux enjeux de santé

Les enjeux informationnels ont également cristallisé les préoccupations, dans un contexte marqué par la prolifération des fausses informations. La lutte contre la désinformation a été unanimement reconnue comme un impératif démocratique. «Nos démocraties ne peuvent se consolider sans un espace informationnel fiable. Il est urgent de renforcer les cadres législatifs et l’éducation aux médias», a résumé un parlementaire. Cette alerte a trouvé un écho particulier dans les discussions, d’autant plus que les participants ont appelé à des mécanismes de régulation équilibrés, respectueux des libertés fondamentales tout en étant suffisamment robustes pour endiguer les dérives numériques.

Les travaux ont enfin accordé une large place aux enjeux de santé, avec une sous-commission dédiée aux pandémies, dans un contexte encore marqué par les séquelles du Covid-19. «Nous avons une responsabilité collective : tirer les leçons des crises passées pour bâtir des systèmes de santé plus résilients. La Francophonie doit être un espace d’anticipation et non de réaction », a déclaré Laurent Wehrli. Les experts ont insisté sur la recherche scientifique, la coopération entre États, la lutte contre les médicaments falsifiés et la prise en charge du VIH, du paludisme et du cancer chez l’enfant, avant l’adoption de recommandations appelant à renforcer les législations, les contrôles, l’éducation aux médias, l’accès équitable à l’éducation et à la culture, ainsi que la coopération interparlementaire pour assurer le suivi des engagements.

 
GR
 

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