Le Sénat gabonais doit se prononcer ce 24 juin sur la dépénalisation ou non de l’homosexualité. Pour empêcher les sénateurs de donner leur quitus comme les députés, des jeunes ont décidé de manifester devant le palais Omar Bongo. Certains d’entre eux ont été arrêtés par la police déployée sur les lieux. Aussi furtif qu’un flash.

La police a interpelé la poignée de manifestants anti-homosexualité. © Facebook/Kulture Vibe

 

Le 23 juin, l’Assemblée nationale du Gabon a approuvé le retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 du Code pénal, dépénalisant ainsi l’homosexualité. La nouvelle a révolté une bonne partie de la population qui estime que la pratique ne devrait pas être autorisée dans le pays.

Dans cette optique, une poignée de manifestants, essentiellement des jeunes, se sont donné rendez-vous devant le Sénat pour empêcher les sénateurs d’emboiter le pas aux députés. Arborant le drapeau gabonais pour certains et tous munis de leurs masques, coronavirus oblige, ils scandaient «Non à la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon».

Dans la foulée, quatre manifestants ont été interpellés par les forces de l’ordre déployés sur les lieux pour les empêcher de franchir le palais Omar Bongo, indiquent de nombreuses pages Facebook à grand renfort de photos.

 

 

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Joseph Dinace dit :

    Mon Dieu, mon Dieu, je n’ai plus de mots pour qualifier les hommes politiques de notre pays. Les gabonais ont du mal à manger, à se loger, à trouver un emploi, ce qui vous préoccupe, c’est la validation de l’homosexualité? Qu’est-ce qui vous pousse à faire de ce truc une priorité pour le Gabon en ce moment? Si vous avez un parent député, franchement, ne le ratez pas dès que vous le verrez, ça devient insupportable, si on ne sait plus où mettre l’attention…

  2. moundounga dit :

    Bjr. celui qui valide quelque chose c’est qu’il le pratique au quotidien. Amen.

Poster un commentaire