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Riche de 27 squelettes humains datant du 14e siècle, 512 objets métalliques en fer et en cuivre, 127 coquillages marins, 39 dents d’animaux percées pour parures et 1 490 perles en calcite, la grotte d’Iroungou située dans la province de la Ngounié, au sud du Gabon, se dévoile au public au sein du Musée national à travers une exposition virtuelle baptisée «Iroungou, de l’ombre à la lumière».

Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, à l’exposition virtuelle baptisée «Iroungou, de l’ombre à la lumière». © D.R.

 

Les visiteurs s’offrant une exploration en trois dimensions de la grotte d’Iroungou grâce à l’utilisation de casques à réalité virtuelle mis à la disposition de tous. © D.R.

Le musée national des arts, rites et traditions du Gabon abrite sur un mois, la première exposition archéologique gabonaise de la grotte sépulcrale d’Iroungou. Organisé sous le format de la réalité virtuelle, l’inventaire des richesses de ces vestiges situés dans la province de la Ngounié, au sud du Gabon, offre à ses visiteurs une exploration en trois dimensions de la grotte d’Iroungou, grâce à l’utilisation de casques à réalité virtuelle mis à la disposition de tous.

Passionné d’art et de culture, le président de la République a été, le 13 septembre, le premier visiteur de cette exposition baptisée «Iroungou, de l’ombre à la lumière». L’objectif étant de faire connaître cette découverte majeure au plus grand nombre. Cette grotte, présentée comme unique en Afrique, regorge une variété d’objets préhistoriques datant du 14e siècle parmi lesquels 27 squelettes humains, 512 objets métalliques en fer et en cuivre, 127 coquillages percés marins, 39 dents d’animaux, 1490 perles en calcite, des cloches en fer et bracelets en fer et en cuivre.

Ali Bongo au Musée national, le 13 septembre 2022. © Communication présidentielle

De l’ombre à la lumière

L’exposition virtuelle se divise dans sa narration en trois grandes parties, la grotte oubliée, la grotte révélée et la grotte interprétée. L’idée est de permettre aux populations qui se rendront au musée national de découvrir Iroungou comme si elles y étaient.

« La grotte oubliée » expose la diversité des grottes gabonaises et rend compte du patrimoine souterrain. Sont également présentés les crocodiles orange qui, au Gabon, vivent dans les grottes et se nourrissent de chauves-souris, de criquets et de grillons, ainsi que l’expédition sur le site d’Iroungou.

Nommée « La grotte révélée », la Séquence 2 permet de revisiter le travail de l’archéologue qui a prélevé les objets et restes humains. Enfin, la 3e séquence, « La grotte interprétée », illustre une démarche d’interprétation scientifique orientée vers les techniques d’analyse des vestiges du site. Il s’agit d’une exposition pédagogique qui permet de mieux comprendre le Moyen Âge gabonais sous le prisme d’une région.

 

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Likassa dit :

    En 2023 le PDG va offrir ces lunettes virtuelles comme gadgets aux populations pour leur montrer que le pays est comme Las Vegas et la baie des rois fini depuis depuis… comme à Miami. Plus berceur que les pédé-gistes, tu meurs…

  2. Paul Bismuth dit :

    Des objets préhistoriques datant du 14e siècle ?! Je crois qu’il y a un souci avec cette information, gabonreview.

    Sinon, voilà un domaine qui mériterait davantage d’investissement en matière de politiques publiques. Car, outre l’intérêt pour les populations d’être au fait de leur patrimoine historique et culturel, on pourrait utiliser ce même patrimoine dans le développement du tourisme et accroître la part de celui-ci dans le pib du pays.

    Mais, bien évidemment, cela implique d’avoir un gouvernement éclairé avec des ambitions sincères pour le Gabon. On est loin du compte à l’heure qu’il est.

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