Roland Aba’a Minko s’en est tiré avec une peine minimale¸ le 10 juin, au terme de son procès devant la Cour criminelle spéciale. Alors qu’il était parti pour être écroué à perpétuité pour atteinte à la sureté de l’Etat, l’ancien allié de Jean Ping en a été acquitté. En revanche, il a écopé de dix ans de prison dont 5 avec sursis et une amende de 5 millions de francs CFA pour le délit d’association de malfaiteurs, conformément à l’article 288 du Code pénal.

Entouré de ses avocats, Roland Aba’a Minko, le 10 juin 2020 au tribunal de Libreville. © Gabonreview

 

Alors que le Procureur général avait requis la réclusion à perpétuité contre lui, Roland Désiré Aba’a Minko s’en est finalement tiré avec une peine minimale dans son procès débuté le 8 juin devant la Cour criminelle spéciale. L’ancien allié de Jean Ping a écopé de dix ans de prison dont 5 avec sursis et 5 millions de francs CFA d’amende pour le délit d’association de malfaiteurs, conformément aux dispositions de l’article 288 du Code pénal.

Deux ans encore dans les geôles de Sans-Famille

Bien que lourde, vu qu’il devrait passer deux ans encore dans les geôles de la prison de Libreville, la peine a été jugée satisfaisante par maitre Hugues Bouguikouma. «Ce d’autant plus  que tous les chefs d’accusation portant sur le crime d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat sont tombés d’eux-mêmes après notre plaidoirie. Mon client n’a été condamné que pour des délits d’association aux malfaiteurs. Donc Aba’a Minko n’est plus le criminel ou le terroriste tel qu’il avait été dépeint», s’est réjoui le conseil. En dépit de cette satisfaction, l’avocat a promis de se concerter avec ses confrères et leur client pour voir comment interjeter appel de la décision de la Cour criminelle spéciale dans cinq jours.

Accusé d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, atteinte au crédit de l’Etat, incitation à la révolte contre les autorités de l’Etat, le prévenu a été acquitté de ces crimes en raison de l’absence, à l’audience, d’éléments matériels de preuve pouvant motiver sa une réclusion à perpétuité tel l’avait requise le parquet général.

Bombes postiches, ultimatum tonitruant

Pour rappel, le 16 juin 2017, Roland Désiré Aba’a Minko, ancien candidat à la présidentielle gabonaise, avait menacé de faire exploser les locaux de plusieurs chaines de télévision et bâtiments administratifs à Libreville, si le président Ali Bongo ne quittait pas le pouvoir. Il avait pris soin d’envoyer des hommes, non identifiés jusqu’ici, déposer des postiches de bombes dans les rédactions de certains médias de Libreville, notamment Africa N°1, Gabon Télévisions, Kanal 7, TV+, et y demander la diffusion de son tonitruant ultimatum.

Lors sa comparution le 8 juin, il a révélé que sa mise en scène n’était qu’un canular politique n’ayant rien de réel. L’action n’avait pour objectif que d’«attirer l’attention des autorités diplomatiques françaises sur la situation politique du Gabon, caractérisées  élections truquées

 
GR
 

6 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    C’est Ali CACA BONGO DE MERDES QUI DEVAIT PAYER 1000 ANS DE PRISON FERMES. PAS CELUI OU N’IMPORTE QUEL AUTRE GABONAIS QUI NE CHERCHENT QU’À LIBÉRER NOTRE PAYS DU JOUG BONGOISTE ET FRANCAFRICAIN. A NTARE NZAME !!! Pauvre Gabon !!

  2. actu dit :

    Qu’il soit purement et simplement relaxer puisque le procureur n’a pu donner aucune preuve etayant et justifiant ses poursuites.

    Ce prevenu n’est ni terroriste ,et encore moins dangereux. Il n’a fait que lancer un cri de detresse comme tous les Gabonais le font aujourd’hui.

    Arretez de nous distraire ,le fauteuil est vide , c’est la triste realite.

  3. emmanuel oyono dit :

    ABA’A MINKO est un citoyen noble,un intellectuel et patriote qui veut la liberation de son pays par la france et les bongo qui font croupire dans le sous developpement.courage,un jour les bongo partironst de pouvoir.

  4. Serge Makaya dit :

    Izozet Ngondet, ancien premier ministre, est décédé. La liste des têtes à couper va se poursuivre avec les démons Bongo-Valentin.

  5. bill ngana dit :

    De la réclusion à perpétuité envisagée au début du procès, à la condamnation à 10 ans de prison avec la moitié de la peine commuée en sursis, le tribunal a fait la démonstration que ce dossier était profondément vide. Il n’y a qu’à observer ces deux phénomènes : la personnalité de l’accusé. Il s’agit d’un énergumène certes courageux mais sans réels moyens d’aller au bout de ses menaces ; …l’objectif qu’il poursuivait : absolument nul car ce fusil, une kalach, qu’il brandissait à la face du Gabon pesait quoi devant l’arsenal militaire dont Ali Bongo est le commandant en chef ? C’est pourquoi j’estime que, tout en étant ferme, le Tribunal s’est montré très clément envers l’olibrius Aba’a Minko. Qui, assurément, a fait passer son message en amplifiant le cri des désespérés qui se disent patriotes ou sont simplement affamés par la faute des décisions prises au sommet du pouvoir.

  6. AKOMA MBA dit :

    Vous savez, lorsqu’un peuple a l’habitude de subir, les dictateurs ne peuvent que continuer à le torturer. Aucun soulèvement, même pas lorsque les mercenaires assassinent après chaque élection présidentielle truquée. Et certains ne voient le massacre des noirs qu’aux Etats-Unis faisant semblant d’ignorer qu’ il n’y a pas pire ennemi pour l’homme noir que l’homme noir! Une famille au pouvoir depuis près de 60 ans au XXÈME siècle.
    ON VA ENCORE FAIRE COMMENT, n’est-ce pas?

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