La rentrée solennelle des Cours et Tribunaux du Gabon s’est tenue, ce lundi 5 octobre, au terme des vacances judiciaires, sous la présidence du nouveau Premier président de la Cour des comptes, Pamphile Moussavou Ibouanga. La cérémonie, marquée auparavant par l’installation d’André Wora Alonda à la Cour de cassation, de Jean-Gaspard Ondo Mintsa au Conseil d’État et de Pamphile Moussavou Ibouanga à la Cour des comptes, a réuni le président du Conseil supérieur de la Magistrature, Brice Clotaire Oligui Nguema, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, ainsi que plusieurs présidents d’institutions et diplomates. 

Le président du Conseil supérieur de la Magistrature, Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la République, les autres officiels posant avec les responsables des Cours et Tribunaux du Gabon. © GabonReview

 

Au terme des vacances judiciaires, la rentrée judiciaire au Gabon s’est tenue ce lundi 5 octobre, à Libreville, sous la présidence de Pamphile Moussavou Ibouanga, nouveau président de la Cour des comptes. La cérémonie, marquée par l’installation d’André Wora Alonda, premier président de la Cour de cassation, de Jean-Gaspard Ondo Mintsa, commissaire général à la Loi près le Conseil d’État, et de Pamphile Moussavou Ibouanga, s’est déroulée en présence de Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Conseil supérieur de la Magistrature, du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, ainsi que de plusieurs présidents d’institutions et de diplomates. «La rentrée judiciaire constitue chaque année un moment de vérité pour nos institutions», a souligné le procureur général près la Cour des comptes.

«Une justice approximative fragilise le droit. Une justice inefficace fragilise l’État lui-même»

Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public, la procureure générale près la Cour des comptes, Isabelle Rashiwa-Rolago, a rappelé la mission constitutionnelle des juridictions, à savoir «rendre la justice». Il a appelé à dépasser une lecture strictement statistique de la performance judiciaire, fondée sur la seule productivité. Celle-ci doit conjuguer célérité, qualité juridique et exécution effective des décisions, car «une justice lente fragilise la confiance. Une justice approximative fragilise le droit. Une justice inefficace fragilise l’État lui-même». L’intégrité et l’indépendance des magistrats demeurent, à ses yeux, les fondements de cette confiance.

Vue de la salle d’audience à l’occasion de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux du Gabon. © GabonReview

Il a placé la performance judiciaire au centre des enjeux, tout en mettant en garde contre une approche réduite aux seuls chiffres. Sur les 16 juridictions, 44 600 nouvelles procédures ont été enregistrées depuis octobre 2025, contre 27 505 lors de l’exercice précédent, tandis que 36 670 affaires ont été traitées au 30 juin 2026.

«Le retour aux valeurs sacrées de notre serment n’est plus une option, c’est une urgence absolue»

Pour sa première rentrée à la tête de la Cour des comptes, Pamphile Moussavou Ibouanga a fixé sa priorité primordiale, à savoir la restauration éthique de la fonction juridictionnelle. S’appuyant sur les enseignements des récents Conseils de discipline et du Conseil supérieur de la Magistrature, il a appelé les magistrats à faire de l’indépendance, de la probité, de l’impartialité, de la dignité, de la loyauté et du respect de la loi le guide de leur action. «Le magistrat ne doit jamais oublier que sa première richesse est son indépendance, que son premier capital est sa probité et que son premier devoir demeure le service de la justice», a-t-il déclaré.

Cette rentrée ouvre ainsi une séquence placée sous le signe de la responsabilité et de la confiance. La justice gabonaise entend renforcer ses outils de pilotage, améliorer la qualité du service rendu et surtout réaffirmer l’exemplarité de ceux qui rendent la justice au nom du peuple. Pour Pamphile Moussavou Ibouanga, «le retour aux valeurs sacrées de notre serment n’est plus une option, c’est une urgence absolue». Une exigence appelée à guider l’année judiciaire 2026-2027. Et le ministère public entend, pour sa part, défendre «l’intérêt général» et le droit du citoyen à une action publique vertueuse.

 
GR
 

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