HABANA

 

Après 21 jours de travail, le Conseil économique social et environnemental (CESE) a mis un terme à sa première session ordinaire de l’année 2021. Le Plan d’affectation des terres (PNAT) était au centre des discussions qui ont donné lieu à plusieurs recommandations.

L’affectation des terres préoccupe le CESE. © D.R.

 

«Le Conseil économique social et environnemental (CESE) s’est autosaisi de la problématique de l’affectation des terres» a déclaré, à l’issue des travaux de la première session ordinaire de cette institution, Jean-Pierre Tchoua, premier vice-président du CESE. Selon ce dernier, cette question est l’une des préoccupations majeures des pouvoirs publics en matière de lutte contre la pauvreté et les inégalités.

«Cette question que nous avons traitée en profondeur durant nos travaux, avait fait l’objet d’un point de discussion pendant la deuxième session ordinaire de l’année 2019 qui portait sur le thème « Conflit homme-faune sauvage ». C’est dire l’impérieuse nécessité que revêt cette question sur l’amélioration des conditions de vie des populations. Notamment celles du monde rural», a-t-il précisé.

En effet, les travaux de cette session étaient axés sur la contribution du CESE à l’élaboration du Plan national d’affectation des terres (PNAT). Ce qui a amené le CESE à revisiter l’état des lieux, les enjeux du PNAT, le processus actuel de l’affectation des terres ainsi que l’impact multisectoriel de ce plan pour formuler des recommandations permettant d’améliorer l’existant.

Le CESE a notamment recommandé la mise en place d’un cadre juridique et réglementaire adéquat relatif à la conservation des terres forestières qui devrait intégrer les droits fonciers des communautés locales ; la proposition d’une réglementation adéquate des mécanismes de l’affectation des terres, de la protection du domaine rural, des forêts ancestrales et moyens d’existence des communautés ; la révision du Code forestier et l’opérationnalisation de l’Autorité de développement durable (ADD). Le CESE a également proposé d’intégrer le Haut-commissariat à l’environnement et au cadre de vie au sein de la Commission nationale d’affectation des terres (CNAT).

Le PNAT a été mis en place pour valoriser les ressources du pays, minimiser le risque de conflits entre les usages incompatibles, et optimiser les opportunités en termes d’usages multiples et compatibles. Il est mis en œuvre à partir d’une cartographie participative qui, selon le ministre en charge de l’Agriculture, par ailleurs vice-président de la CNAT, «a pour rôle d’intégrer la réalité de la vie des populations, la réalité de leurs loisirs dans la définition des zones qui doivent leur être réservées». La deuxième session de l‘année 2021 se tiendra le premier mardi du mois de septembre.

 
GR