Le Centre international des civilisations bantoues (CICIBA) et les organisateurs du Festival Bantu ont conclu un partenariat à Libreville. Pour la deuxième édition, prévue les 4 et 5 juin 2027, les deux structures entendent valoriser le raphia et explorer les possibilités de développement du tourisme culturel.

Un moment de la rencontre entre les deux parties au siège du Ciciba, à Libreville (capture d’écran). © GabonReview

 

Le patrimoine bantou se trouve au cœur d’un partenariat destiné à renforcer sa transmission et sa valorisation. Le CICIBA et le comité d’organisation du Festival Bantu ont signé, le 12 octobre à Libreville, un accord de collaboration visant à rapprocher expertise scientifique, animation culturelle et initiatives économiques.

Cette coopération doit permettre aux organisateurs de s’appuyer sur les compétences du centre dans les domaines de la recherche, de la production culturelle et de la connaissance des civilisations bantoues. Elle doit également favoriser la mobilisation de partenaires pour accompagner les activités futures du festival.

La deuxième édition, programmée les 4 et 5 juin 2027 à Libreville, mettra notamment le raphia à l’honneur. Cette matière emblématique de plusieurs traditions africaines sera abordée sous l’angle du patrimoine, des savoir-faire et des possibilités de valorisation économique.

Du patrimoine à la création de valeur

Les organisateurs envisagent d’étudier les forces et les faiblesses de la filière du raphia, ainsi que les moyens de renforcer sa contribution à l’économie. L’objectif est de mieux comprendre comment la production, la transformation et la commercialisation de cette ressource peuvent soutenir des activités locales.

Le tourisme culturel figure également parmi les axes de travail annoncés. Il s’agira d’examiner comment les traditions, les savoir-faire et les expressions culturelles peuvent enrichir l’offre touristique tout en préservant leur authenticité.

La coopération entre le CICIBA et le festival cherche ainsi à dépasser la seule dimension événementielle. Elle pourrait contribuer à structurer des projets, à favoriser la transmission des connaissances et à donner davantage de visibilité aux acteurs culturels.

Le défi sera de transformer les intentions en initiatives pérennes : études exploitables, partenariats opérationnels, accompagnement des artisans et retombées pour les communautés concernées. Le patrimoine bantou pourra alors être envisagé non seulement comme un héritage à préserver, mais aussi comme une ressource de développement.

 
GR
 

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