HABANA

 

Objet d’un intense et très juteux trafic international au détriment du Gabon depuis plusieurs décennies, l’iboga fera, selon le magazine Financial Times, l’objet d’une étude scientifique approfondie de ses propriétés et de sa réglementation à l’exportation, commandée par le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS).

Inquiet de l’avenir de l’iboga, le FGIS envisage une évaluation scientifique approfondie des propriétés de l’Iboga et de sa réglementation à l’exportation. © D.R.

 

Puissant hallucinogène utilisé depuis des millénaires par les habitants des forêts gabonaises lors de cérémonies initiatiques mais également par l’Occident et ailleurs pour soigner  la toxicomanie, avec des centres de réadaptation au Canada, au Costa Rica, au Mexique et en Nouvelle-Zélande, l’iboga attire enfin vient l’attention du gouvernement gabonais.

Inquiet de l’avenir de l’iboga, en proie à une surexploitation, et commercialisation à travers le monde, à plus de 90% sans déclaration de douane ou de certification sanitaire, le gouvernement à travers le Fonds gabonais d’investissements stratégiques envisage une évaluation scientifique approfondie des propriétés de l’Iboga et de sa réglementation à l’exportation.

Cette étude sera confiée à un cabinet de conseil «réputé». Elle vise à assurer une gestion durable et à garantir la pérennité de tout ou partie de l’Iboga, brut ou dérivé et à encadrer cette filière afin de tirer profit de son potentiel. «L’intention est d’exploiter l’ibogaïne, l’ingrédient actif de la plante iboga», explique le directeur général du fonds souverain du Gabon, Akim Daouda, relayé par le magazine économique Financial Times.

L’Iboga, plante psychotrope, a été classé au Patrimoine culturel national (Gabon), lors du Conseil des ministres du 6 juillet 2000. Cette classification ne suffit pas à taire des inquiétudes quant à son avenir. En effet, le potentiel thérapeutique de l’Iboga a été démontré dans le traitement du diabète, de la maladie d’Alzheimer, et d’autres pathologies dégénératives. D’où la demande exponentielle des cliniques et autres laboratoires privés dans les pays occidentaux, entrainant de facto une raréfaction de la ressource.

 

 
GR
 

3 Commentaires

  1. NDONGO MESSSAN dit :

    Ohh là, là quelle diversion!!!

  2. matho dit :

    Qui exporte cette plante et vers où, au point d’en entraîner la raréfaction?

  3. Michel ANNE dit :

    C’est juste triste de voir que d’entrée de jeu l’Iboga est défini comme un puissant hallucinogène…

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