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Selon l’Office national de l’emploi (ONE), cette baisse est consécutive à la frilosité des entreprises, dont plusieurs, sur le plan local, continuent de subir les contrecoups de la crise économique née de la chute des cours du pétrole cinq ans plus tôt.  

En 2019, le Gabon a vu son offre d’emploi baisser de 16%. © D.R.

 

Déjà considéré comme le pays où le taux de chômage est un des plus élevés de la sous-région de l’Afrique centrale, particulièrement chez les jeunes, le souhait du Gabon de parvenir au plein emploi d’ici à 2025 a du plomb dans l’aile. Six ans après la chute du prix du baril de pétrole qui a fortement impacté l’économie du pays et partant la trésorerie des entreprises au niveau local, les offres d’emploi décent ont elles aussi chuté. Au Gabon, les patrons d’entreprises privées sont de plus en plus frileux.

En 2019, par exemple, rapporte le site Directinfosgabon.com, l’ONE a enregistré 2 000 offres d’emploi contre 2 382 en 2018. La structure publique chargée de mettre en œuvre la politique gouvernementale en termes d’emploi relève donc une baisse de 16% dans l’offre d’opportunités principalement adressées aux jeunes.

En conséquence : pour la même année, l’ONE dit avoir accueilli dans ses locaux 20 000 demandeurs d’emploi. Un chiffre que l’Office dit en hausse de 12,6% par rapport à l’année précédente, et qu’il justifie par les différents projets qu’il a initiés, dont le Contrat Apprentissage Jeunesse (CAJ) ayant suscité un certain intérêt auprès des jeunes chômeurs.

Dans son hors-série intitulé «L’atlas des Afriques» paru cette année, le journal Le Monde, en collaboration avec Radio France internationale (RFI) et France 24, révèle qu’avec un pourcentage de 19,6%, en 2019, le Gabon était le pays le plus touché par le chômage dans la sous-région de l’Afrique centrale. Ces chiffres sont contestés aussi bien par les autorités gabonaises que par l’Association des jeunes chômeurs du Gabon.

 
GR
 

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