Dans le numéro 13 de la lettre de Michel Ongoundou Loundah, paru lundi 12 octobre 2026, le président du parti Réagir livre une critique de la gouvernance gabonaise. De la détention préventive d’Alain-Claude Bilie-By-Nze à la gestion des entreprises publiques, en passant par les défaillances institutionnelles et la prise en charge des addictions, l’opposant questionne la cohérence des décisions du pouvoir et la portée de la rupture annoncée.

Michel Ongoundou Loundah, président de REAGIR. © GabonReview

 

Au cœur de la publication de la lettre du président du parti Réagir, Michel Ongoundou Loundah figure la prolongation de six mois de la détention préventive de l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze.  Le président Ongoundou s’inquiète d’une décision qu’il juge préoccupante, alors que plusieurs actes essentiels de l’instruction resteraient à accomplir. Il réclame que l’ancien chef du gouvernement soit libéré ou jugé, estimant que la détention préventive ne doit pas se substituer à une condamnation prononcée à l’issue d’un procès.

La SAEG et AGROPAG, révélatrices des incohérences de gestion

Autre dossier épinglé : celui de  la Société d’agriculture et d’élevage du Gabon (SAEG). Selon l’opposant, la dissolution de cette structure au profit d’AGROPAG aurait été compromise par l’absence de ratification des ordonnances concernées. La succession de décisions administratives, suivie de la mise en place d’une administration provisoire et d’un audit, illustre, à ses yeux, une gestion marquée par la précipitation et les effets d’annonce.

Les arriérés de salaires reconnus au sein des deux structures soulèvent également des interrogations sur les conséquences sociales de ces revirements. Pour Michel Ongoundou, ces difficultés mettent en évidence la nécessité d’une meilleure anticipation des décisions publiques et d’un suivi rigoureux de leur mise en œuvre.

L’opposant s’intéresse également à la communication présidentielle. Il critique la publication de photographies officielles recadrées au point de faire disparaître les visages de certaines personnalités représentées. Au-delà de cet épisode, il y voit un problème de rigueur dans la communication institutionnelle, qui devrait, selon lui, répondre aux exigences de cohérence et de professionnalisme.

Les addictions, un défi sanitaire à l’échelle nationale

Dans cette même dynamique, le président de Réagir alerte sur l’insuffisance des structures spécialisées dans la prise en charge des addictions au Gabon. Face aux préoccupations liées aux trafics de stupéfiants et au détournement de médicaments à des fins non médicales, il plaide pour le développement de centres de prise en charge dans les neuf provinces du pays et pour un meilleur accès aux soins.

À travers ce treizième numéro, Michel Ongoundou Loundah place la redevabilité publique, la cohérence de l’action gouvernementale et le respect de l’État de droit au cœur de son discours politique. Une critique qui renvoie le pouvoir à ses engagements. D’ailleurs, au-delà des annonces, l’opposant réclame des résultats concrets et des réponses aux préoccupations des citoyens.

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment