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À l’issue de sa rencontre hebdomadaire du 20 février 2020, le Conseil exécutif du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) a exprimé sa grande préoccupation face à la dégradation de la situation des droits de l’homme au Gabon devenue très récurrente.

Le porte-parole du RPM, Alain Michel Mombo, le 21 février 2020. © Gabonreview

 

Le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) est très inquiet sur la situation des libertés, avec la multiplication des écarts sur les droits de l’homme. Entre les violations répétées des délais maximums de détention préventive fixés par la loi, les conditions de détention des prisonniers politiques à la prison centrale de Libreville, l’administration des sévices et traitements dégradants sur plusieurs détenus, les enlèvements et arrestations arbitraires devenus récurrents dans la République Gabon, le RPM donne l’alerte.

Fustigeant ces violations délibérées des droits fondamentaux et des libertés individuelles, le conseil exécutif du RPM a appelé l’attention de la communauté nationale et internationale, le 21 février, sur «ces pratiques d’un autre temps qui montrent le vrai visage du régime répressif qui sévit à la tête de notre pays».

Alexandre Barro Chambrier et ses camarades en veulent pour preuve, l’arrestation arbitraire de Karl Mihindou Mi Nzamba, intervenue en pleine nuit du 18 février 2020, à son domicile, par des éléments cagoulés se présentant comme des agents des forces de sécurité, sans que l’opinion ne sache exactement ce qui lui est reproché. Le RPM met également en relief la violation du délai maximum de détention préventive prescrit par la loi dont sont victimes plusieurs prisonniers politiques, à l’instar de Pascal Oyougou.

L’interdiction de manifestations publique le 5 février décidée par le ministère de l’Intérieur à la confédération syndicale Dynamique unitaire, sans aucun motif valable l’interdiction de sortie du territoire des leaders de la société civile, auteurs d’une action en justice contre Noureddin Bongo Valentin ont également été épinglés par le RPM. Le conseil exécutif du RPM a appelé le peuple à demeurer vigilant et à ne pas se laisser abuser par de telles «manigances vouées irrémédiablement à l’échec.»

 

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1 Commentaire

  1. Paul Bismuth dit :

    Dès lors qu’il s’agit de manifester contre la politique du Gouvernement, les autorités de police administrative s’empressent d’interdire les manifestations. Mais quand il est question de témoigner sa sympathie et son soutien au « distingué camarade, président de la République, Chef de l’État » on ne voit aucun problème à ce que les gens le fassent. Cet État est en réalité un État policier qui a pour muse la Corée du Nord.

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