Gabon : les activités essentielles progressent de 3,1 %, les BTP en locomotive
Au deuxième trimestre 2026, les activités essentielles au Gabon, dont le raffinage, l’électricité, l’eau et le Bâtiment et les travaux publics (BTP) ont renoué avec la croissance. Elles ont enregistré une progression de 3,1% sur le trimestre. Selon la Note de conjoncture sectorielle de la Direction générale de l’Économie et de la politique fiscale, ce redressement tient avant tout au BTP. Sur le premier semestre, la hausse atteint 18,2%, «largement soutenue par la vigueur de la construction».

Au deuxième trimestre 2026, au Gabon, le chiffre d’affaires des BTP a progressé de 6,2 %, soutenu par les grands projets routiers, les ouvrages d’art, les infrastructures énergétiques. © GabonReview
Les activités essentielles au Gabon, à savoir le raffinage, l’électricité, l’eau et le Bâtiment et les travaux publics (BTP) ont renoué avec la croissance au deuxième trimestre 2026, avec une progression de 3,1 %, en glissement trimestriel. Selon la Note de conjoncture sectorielle de la Direction générale de l’Économie et de la politique fiscale, cette embellie repose principalement sur la vigueur des BTP. Sur l’ensemble du premier semestre, la branche affiche une hausse de 18,2 %, portée par les chantiers d’infrastructures. Une dynamique qui confirme le rôle moteur de la construction dans ce segment de l’économie.
Dans le détail, le raffinage pétrolier s’est redressé de 10 % sur le trimestre, grâce à «un meilleur approvisionnement en brut», qui a renforcé les capacités d’exploitation. À l’inverse, la production d’électricité reste sous pression. Après une chute de 13,1 % au premier trimestre, son recul s’est limité à 0,1 % au deuxième. Sur les six premiers mois, elle se contracte toutefois de près de 20 % par rapport à 2025, traduisant «la dégradation des capacités de production d’électricité» et ses répercussions sur l’économie.
La production d’eau poursuit également sa dégradation, avec un repli de 1,6 %, soit une quatrième baisse trimestrielle consécutive. Selon la Note, cette évolution résulte de «l’usure du matériel, de l’aléa hydrologique et des répercussions des coupures d’électricité». En revanche, le chiffre d’affaires des BTP a progressé de 6,2 %, soutenu par les grands projets routiers, les ouvrages d’art, les infrastructures énergétiques, notamment les barrages hydroélectriques, et les bâtiments administratifs. Ce contraste souligne le poids des investissements dans la croissance, mais aussi les contraintes persistantes pesant sur les services essentiels.
















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