‎‎Afin d’améliorer l’accès aux soins spécialisés dans les provinces et de réduire les évacuations sanitaires vers Libreville, le ministère de la Santé annonce le lancement d’un programme de redéploiement des médecins spécialistes dans les structures hospitalières de l’intérieur du pays à compter de ce mois d’octobre.

Pour cette première phase, 10 spécialités sont concernées, dont l’ophtalmologie (photo d’illustration). © D.R.

 

La concentration des médecins spécialistes dans la province de l’Estuaire constitue un défi pour l’accès aux soins au Gabon. Cette situation entraîne une forte sollicitation des structures sanitaires de la capitale et contraint de nombreux patients de l’intérieur du pays à effectuer des déplacements coûteux pour bénéficier d’une prise en charge adaptée.

‎‎Pour répondre à cette situation, le ministère de la Santé entend renforcer la présence des spécialistes dans les huit autres provinces du pays, dans le cadre de la politique d’équité territoriale. L’initiative prévoit une organisation rotative des interventions médicales dans les Centres hospitaliers régionaux (CHR), afin de rapprocher les consultations spécialisées des populations.

‎Des missions obligatoires de 15 jours à un mois

‎‎Chaque médecin spécialiste du secteur public devra désormais effectuer, selon une programmation établie par le ministère de la Santé, des missions obligatoires de quinze jours à un mois par an dans les structures sanitaires de l’intérieur du pays. Ces interventions comprendront des consultations spécialisées, des actes médicaux et chirurgicaux, ainsi que le transfert de compétences aux équipes locales, avec l’appui de la télémédecine.

‎‎Les structures d’accueil assureront, quant à elles, la prise en charge de l’hébergement, de la restauration et des déplacements des équipes médicales. Le programme s’inscrit dans les orientations du Plan national de développement sanitaire (PNDS) et de la Couverture sanitaire universelle (CSU).

‎‎Pour cette première phase, dix spécialités sont concernées, à savoir : la pédiatrie, l’ophtalmologie, l’infectiologie, la neurologie, l’endocrinologie, l’oto-rhino-laryngologie (ORL), la cardiologie, la rhumatologie, l’urologie et la chirurgie viscérale.

‎‎À terme, le dispositif vise à réduire les disparités géographiques en matière de prise en charge médicale et à améliorer l’accès aux soins spécialisés sur l’ensemble du territoire national.

‎Thécia Nyomba 

 
GR
 

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