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C’est au sommet des Nations Unies sur le développement durable, le 4 septembre 2002, qu’Omar Bongo Ondimba annonçait la création d’un réseau de 13 parcs nationaux au Gabon. L’initiative du défunt président est présentée à l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), structure chargée de la gestion de ces aires protégées, comme le résultat de plusieurs années de recherches menées aussi bien par le gouvernement gabonais, les ONG de la conservation que par les partenaires internationaux.

Le parc national de la Lopé est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. © lepratiquedugabon.com

 

Disséminés aux quatre coins du pays, les 13 parcs nationaux du Gabon célèbrent ce dimanche 4 septembre 2022 leurs 20 ans. C’est au sommet des Nations Unies sur le développement durable, le 4 septembre 2002, qu’Omar Bongo Ondimba annonçait la création d’un réseau d’une douzaine d’aires protégées. Une initiative qui visait à valoriser le patrimoine naturel et culturel du Gabon, tout en réaffirmant la politique nationale orientée vers la préservation de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques. Les parcs nationaux du Gabon permettent notamment de protéger des espèces, les habitats, voire les écosystèmes endémiques, rares ou menacés et les cultures en leur sein.

À la différence des autres aires protégées, un parc national a une portée touristique. Au Gabon, la loi 003/2007 réglemente les activités de protection de gestion et valorisation des parcs nationaux pour permettre un meilleur développement économique et social des communautés locales. Durant 20 ans, les ressources naturelles dans les parcs nationaux du Gabon ont ainsi été protégées contre différentes pressions anthropiques directes. Cette décision historique a permis le retour de la biodiversité dans certaines zones. Ces dernières années, on observe le retour d’espèces qui étaient localement jugées en extinction : le lion (parc national des Plateaux Batéké), l’hippopotame (parc national de la Lopé), les hyènes (parc national de Mwagna).

Les connaissances sur la culture ont elles aussi leur pesant d’or au travers de l’archéologie. Les chercheurs de l’ANPN ont retrouvé des vestiges de plus d’un million d’années au parc national de la Lopé, des vestiges de l’esclavage à Loango et d’autres découvertes du moyen âge gabonais par exemple.

En deux décennies, le Gabon s’est positionné comme le refuge de nombreuses espèces, le détenteur de méthodologies et d’équipements souvent inédits dans la sous-région, comme un pionnier en matière de politiques de conservation. En 20 ans, deux parcs nationaux ont été classés patrimoines mondiaux : le parc national de la Lopé et le parc national de l’Ivindo.

Pour marquer le coup et promouvoir davantage la richesse des parcs nationaux du Gabon et leur histoire, l’ANPN annonce des célébrations sur une durée d’un mois. Plusieurs activités sont au programme.

Avec l’ANPN.

 

 
GR
 

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