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Joignant sa voix à celle du président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), Alexandre Barro Chambrier, Paulette Missambo a appelé le 8 janvier à la réforme du système électoral, afin d’offrir une chance à l’alternance au sommet de l’Etat.

L’Union nationale exige la réforme du système électoral pour des élections libres et équitables. © D.R.

 

Déterminée à faire prospérer le projet de l’Union nationale au sommet de l’État, la nouvelle présidente de l’UN, Paulette Missambo, refuse de céder à la peur ou de tomber dans l’inaction. Pour avoir baigné dans le système Bongo-PDG, l’ancienne ministre d’Omar Bongo ne compte pas engager son parti dans des joutes électorales viciées d’avance. A un an des échéances électorales de 2023, elle exige la réforme du système électoral pour des élections libres et équitables, le «fondement même d’un gouvernement démocratique et la pierre angulaire de la démocratie représentative ».

«Nous devons obtenir la réforme du système électoral. Nous devons nous battre pour un système électoral qui garantit dans les faits le choix librement exprimé dans les urnes. Nous devons militer pour un système électoral qui éloigne le spectre d’événements de triste mémoire. Dans ce combat, l’Union nationale doit être à l’avant-garde, comme nous l’avons été en août 2016 », a déclaré Paulette Missambo le 8 janvier, à la faveur de la rentrée politique de l’UN.

A cet effet, elle a chargé le vice-président François Ondo Edou de conduire une réflexion sur la question. Elle a par ailleurs invité tous les militants qui le souhaitent, à se joindre à ce groupe de travail pour des propositions concrètes. « Il y a tant de choses à parfaire en matière électorale dans notre pays. Cette réflexion, dont nous mesurons tous l’importance, ne devra laisser aucun sujet de côté. Elle devra s’intéresser aux échéances et modalités de confection ou de révision des listes électorales, au déroulement des campagnes électorales, à l’organisation et à la gestion des scrutins, au dépouillement et à l’annonce des résultats ainsi qu’à l’observation indépendante des élections. Voilà le mandat que j’assigne au groupe de travail sur le système électoral», a indiqué la présidente de l’UN.

Vers l’Union de l’opposition ?

Saisissant la nécessité et l’urgence pour l’opposition de s’unir et d’unir ses forces, Paulette Missambo souhaite mettre en place un «cadre de concertation élargie» impliquant toutes les forces vives de la nation, assoiffées de changement et de l’alternance, ainsi que les partenaires techniques et financiers du Gabon, pour faire connaître les propositions de l’UN sur le système électoral, pour une « réforme profonde et consensuelle ».

«Nous devons apporter, comme toujours, notre contribution à la dynamisation et à la construction de l’unité de l’opposition. Car, pour parvenir à l’alternance, il faut agir de concert avec toutes les forces vives acquises à l’idée de changement. L’unité que j’appelle de mes vœux est une unité fondée sur des objectifs et moyens d’action partagés. C’est une unité construite sur une stratégie à court et moyen terme. Une unité qui prépare l’avenir des jeunes générations et les met en capacité d’accéder aux fonctions électives à tous les niveaux de l’appareil d’État.», a insisté Paulette Missambo.

 
GR
 

2 Commentaires

  1. yankee dit :

    Madame Missambo, vous avez une lourde tache à accomplir si vous desirez vraiment l’alternance au Gabon.
    Un seul discours ne suffi pas pour demander la reforme du cadre reglementaire des élections au Gabon.
    Il faut se mobiliser avec la pseudo opposition du Gabon pour exiger via une marche et une journée ville morte, la refonte l’oukase d’Omar Bongo et de ya MADO portant dispositions communes à toutes les élections politiques au Gabon. cette oukase avait été pris dans un contexte qui est déjà dépassé.
    Il faut demander sa modification par tous les acteurs politiques et ne doit plus être l’appannage d’un camp politique qui va dicter ses lois autres, tant que nous sommes tous identiques face à la constitution qui nous unie.
    Pour modifier ce corpus, il faut une dynamique d’ensemble.

    Plus jamais on ne doit plus annuler les votes d’un candidat sans annuler tout le scrutin, là ou il y a eu une fraude.
    Plus jamais, on ne doit accepter de retarder la publication des resultats d’un votre après deux jours de la date du deroulement du scrutin.
    Ali bongo s’est taillé deux semaines dans le haut ogooué pour modifier les resultats du scrutin.
    A chaque Election au Gabon, nous devons faire appel à des observateurs internationnaux (USA, France, ONU, Russie, UE, UA, CEMAC etc…).
    La commission electorale doit etre dirigée par rotation, entre la majorité et l’opposition tous les 5 ans.

    le nombre de mandat présidentiel egale UN
    La durée d’un mandat electif egale CINQ ans
    Mise en place des dispositions fortes sur la constitution
    etc…

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