HABANA

 

Le landerneau politique gabonais s’est enrichi le 18 septembre d’une nouvelle formation. A l’issue d’un congrès constitutif à Libreville, l’Union pour la République (UPR) a été portée sur les fonts baptismaux par son président, Gervais Oniane, et son vice-président, l’avocat Charles Henri Gey. La nouvelle écurie se positionne au centre et entend travailler en bonne intelligence autant avec le pouvoir que l’opposition afin de rendre «le rêve gabonais possible».

Le président du l’UPR installé dans ses fonctions par le président du Congrès constitutif, Me Charles Henri Gey, le 18 septembre 2021. © Gabonreview

 

L’Union pour la République (UPR), c’est la désignation du dernier né des partis politiques au Gabon. A l’issue d’un congrès constitutif, le 18 septembre à Libreville, cette formation a été présentée à ses militants et aux journalistes par ses responsables, en l’occurrence son président, l’ancien bras droit d’Ali Bongo au début des années 2000, ancien conseiller politique et stratégique, chargé de la Communication, porte-parole du ministère de la Défense nationale, Gervais Oniane.

Un trait d’union entre la majorité et l’opposition

Démissionnaire, fin août dernier, du Rassemblement héritage et modernité (RHM), parti proche du pouvoir dirigé par l’actuel ministre de la Culture, Michel Menga, ancien militant du Cercle des libéraux réformateurs (CLR), l’expert civil diplômé de Science Po et de Stratégie militaire a annoncé la création de son parti au sein de la Vallée Sainte-Marie, en présence de nombreux responsables de formations politiques du pays.

Président du Congrès constitutif, Me Charles Henri Gey, par ailleurs vice-président du parti, a indiqué que cette nouvelle formation politique est constituée de «personnes d’expérience ayant appris auprès d’hommes d’Etat de ce pays». Elle se positionne au centre et se présente comme «un parti national qui veut regrouper toutes les filles et tous les fils du pays». «Nous voulons réunir toutes les Gabonaises et tous les Gabonais quelle que soit leur origine, leur ethnie», a-t-il dit.

L’ambition avouée de ce nouveau parti est d’apporter au Gabon une «nouvelle offre politique», mais aussi être «un trait d’union entre la majorité et l’opposition». «L’UPR se veut une force de propositions pour le président de la République et l’ensemble des institutions, un parti de gouvernement, d’élites aux compétences avérées», a fait savoir Gervais Oniane. «I have au Dream, avait dit Martin-Luther King. Je vous le redis aujourd’hui, et en vérité : le rêve gabonais pour un pays nouveau, fier et prospère est encore possible. L’UPR se veut être le parti du futur ; un nouveau creuset de l’unité de tous les Gabonais ; un parti républicain pour une espérance nouvelle en un Gabon nouveau, fier et prospère», a-t-il ajouté.

«Arrêtons les clivages de castes, d’ethnies, de races, de sexe, … »

Reprenant également l’ancien président américain, Barack Obama, avec son «yes we can», Gervais Oniane déclare : «oui, ensemble nous pouvons, pour nous, pour nos enfants, et pour les générations futures, faire de la politique autrement dans ce pays : arrêtons les clivages de castes, d’ethnies, de races, de sexe, de religions et d’obédiences politiques».

Lançant un appel aux Gabonais, il rappelle qu’«entre Gabonais épris de paix, de liberté, d’égalité, de justice, et de solidarité, ayant en partage une communauté de destin», il faut apprendre à  s’«aimer pour nos idées, et à nous tolérer, même dans la contradiction, comme des frères et des sœurs d’un seul et même pays, en mettant de l’avant, un seul et unique slogan : Gabon d’abord. Oui, avec l’UPR, ce sera Gabon d’abord».

Un parti né à l’orée de joutes électorales de 2023 pourrait-il échapper à la forte pression marchande qu’exercent les partis les plus huppés sur le marché politique à l’approche de la présidentielle ? Rien n’est moins sûr. Toujours est-il qu’à l’approche de l’élection présidentielle au Gabon, des associations, mouvements et partis politiques sont souvent crées le plus souvent pour dérouler le tapis au candidat le plus offrant.

 
GR
 

12 Commentaires

  1. Dante dit :

    Un autre parti de ventres affamés qui fatiguent le peuple pour rien avec leurs histoires….

  2. oyoo dit :

    A la veille des élections présidentielles, on assiste à la naissance d’une floppée de partis margouillat.
    Quand il s’agit de défendre le peuple gabonais pendant les septennats du PDG, il n’y a aucun parti politique présent sur le territoire national.

    Les bongos et le PDG ont modifié plusieurs fois notre vivre ensemble sans pour autant qu’un parti politique ne s’y oppose.

    Ventre affamé n’a point d’oreilles!

  3. Yvon dit :

    Toujours le même discours. Un parti de plus pour rien. Ceux qui se moquent bien de nous, ce sont les français. Car ils savent eux-mêmes que le mal principal du Gabon et du reste de l’Afrique c’est la mauvaise gouvernance, la mauvaise gestion des ressources, le népotisme, le tribalisme, le clanisme, le bongoisme, la francafrique, etc.

    Ce n’est pas un parti de plus qui changera le Gabon. C’est plutôt l’union du peuple gabonais. S’assoir pour se parler, se dire toutes les vérités. Et repartir sur de nouvelles bases. C’est possible de faire ça. Et ici je ne fais pas allusion à une « paix des braves » tel le que certains gabonais l’entendaient.

    La même famille Bongo qui est au pouvoir depuis plus de 50 ans, si elle voulait vraiment le bien de se pays, se serait déjà retiré du pouvoir depuis longtemps. Mais alors, qui la retient au pouvoir? Réponse: LA FRANCAFRIQUE. CQFD. Et c’est bien la francafrique notre pierre d’achoppement.

  4. diogene dit :

    formation politique est constituée de «personnes d’expérience ayant appris auprès d’hommes d’Etat de ce pays».
    Au moins la chose est clair : les gens simples sont exclus, seuls les courtisans y seront accueillis…

  5. Julien dit :

    L’espérance s’éloigne de plus en plus, à chaque fois qu’il y a ce genre de bêtise.

  6. UDFR dit :

    Il est chez le coiffeur….il veut se faire tondre gratos…c’est bien parti..

  7. Milangmissi dit :

    vagabondage politique, bouffages voilà les gabonais

  8. IPANDY dit :

    Bonjour!
    J’ai tout lu sauf le nombre d’adhérents que compte ce parti à ce jours.
    Où est situé son siège?
    Les grands discours, toujours les grands discours au début.
    ONIANE après avoir vagabonder au CLR et au RHM, aujourd’hui il créée un parti qui en lisant l’auteur de l’article ne ressemble pas à un parti national, mais c’est le parti d’ONIANE.

  9. MOUNDOUNGA dit :

    Bjr. la proximité de la date de naissance de ce Parti et les élections futures ajouté à la valeur intrinsèque de ces animateurs montrent que les jeux ne sont forcements faits. Parce que s’ils faut compter avec des formations nouvelles indubitablement cela fera des mécontents dans différents Etats-majors. Sinon pourquoi validé ou jeté un nouveau Parti politique dans un environnement politique Gabonais déjà très touffu et indéchiffrable si ce n’est traduire en soi un manque réel de confiance à des alliés existant. Autrement dit, si l’on est sur de ses 5 chevaux comme combinaison gagnante pourquoi la modifier. Pour finir les slogans de paix et d’union à Gabao dure depuis 50 ans, jamais auparavant qu’aujourd’hui ces mots ont une vacuité digne du ciel qui nous sépare de la terre ferme. Tout de même bon courage au jeune Président de l’UPR. Amen.

  10. ULIS dit :

    « afin de rendre «le rêve gabonais possible». » Cela fait 61 ans que vous rêver. Continuez !

  11. Paul Bismuth dit :

    Il y a des gens avec qui on ne peut faire société. Ces individus se trouvent en ce moment dans le parti majoritaire et se permettent de modifier notre droit positif à leur guise pour protéger leurs prebendes. À part perdre en crédibilité, je ne vois l’intérêt de s’aboucher avec le pdg (et une certaine opposition).

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